Assemblée nationale : la santé mentale en milieu carcéral au coeu des débats

La séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à la proposition de loi n°39/2026 relative à la santé en milieu carcéral se tient ce mercredi 30 septembre 2026. Le texte intervient dans le cadre de la troisième session extraordinaire de l’année et place la prise en charge sanitaire des personnes détenues au centre des débats parlementaires.

Portée par plusieurs députés, cette proposition de loi vise à renforcer le cadre juridique de la prise en charge médicale dans les établissements pénitentiaires. Composé de 16 articles répartis en cinq chapitres, le texte aborde notamment l’accès aux soins, la continuité des traitements, le secret médical, l’indépendance des professionnels de santé ainsi que la prise en charge psychiatrique.

La santé mentale au centre des préoccupations

La question de la santé mentale occupe une place importante dans cette proposition. Le texte prévoit notamment une meilleure prise en charge psychiatrique des personnes détenues et accorde une attention particulière aux détenus considérés comme vulnérables.

Les dispositions évoquent également le droit des personnes détenues à être informées de leur état de santé, le respect du secret médical et l’indépendance des professionnels chargés de leur prise en charge.

Cette initiative intervient dans un contexte où les conditions de détention et l’accès aux soins constituent des préoccupations régulièrement soulevées dans le débat public. La prise en charge de la santé mentale apparaît ainsi comme un volet essentiel de la politique sanitaire en milieu carcéral.

Des divergences autour du texte

Avant son arrivée en séance plénière, la proposition de loi avait fait l’objet de discussions et de divergences entre le gouvernement et certains députés.

Lors des travaux préparatoires, plusieurs amendements avaient été évoqués. En séance, des députés ont également soulevé des questions préalables concernant l’examen du texte.

Ces différentes positions témoignent des débats qui entourent la réforme du cadre de santé en milieu carcéral. Les discussions doivent désormais permettre aux parlementaires d’examiner les différentes dispositions et de se prononcer sur les éventuels amendements.

Au-delà des divergences parlementaires, le débat met en lumière une question centrale : garantir aux personnes privées de liberté un accès effectif aux soins, y compris aux soins psychiatriques et psychologiques.

L’examen de cette proposition de loi constitue ainsi une étape importante dans la réflexion sur l’amélioration de la prise en charge sanitaire dans les établissements pénitentiaires au Sénégal.

Mamadou Camara-Journaliste

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