Ayemerou Ndiaye : un haut cadre dans l’ombre, au coeur de.la vie sociale , communautaire et familiale . De l'ENEA , à la Senelec, de Ziguinchor à Kaolack, un parcours professionnel discret et un engagement qui dépasse le cadre administratif

Dans le paysage des cadres sénégalais ayant consacré une grande partie de leur carrière au service public, certains parcours restent éloignés des projecteurs, malgré la reconnaissance dont ils bénéficient auprès des populations qui les ont côtoyés. Ayemerou Ndiaye, ancien délégué régional de la Senelec, fait partie de ces personnalités dont l’influence s’est construite dans la discrétion, la disponibilité et les relations humaines.

Originaire du Djoloff, Ayemerou Ndiaye est sorti de l’École nationale d’économie appliquée (ENEA). Il commence sa carrière dans l’administration, notamment à la Direction de la statistique, avant de rejoindre la Senelec.

Au sein de la société nationale d’électricité, il exerce différentes responsabilités, notamment dans le domaine lié à l’IPRES. Son expérience professionnelle le conduit ensuite à Ziguinchor, où il est nommé délégué régional de la Senelec pour la zone Sud.

Ziguinchor : un cadre proche des populations

Son passage dans le Sud du Sénégal constitue une étape importante de sa carrière.

À Ziguinchor et dans les différentes localités de la zone, Ayemerou Ndiaye se forge progressivement une réputation d’homme accessible et disponible.

Dans les villages, les quartiers et les espaces traditionnels de discussion, notamment sous l’arbre à palabres, des personnes âgées qui l’ont connu continuent d’évoquer son sens de l’écoute et sa disponibilité.

Son rôle ne se serait pas limité aux responsabilités administratives liées à la Senelec. Il avait également noué des relations humaines avec les populations et les acteurs locaux.

À son départ de la zone Sud, son absence aurait été ressentie par certaines personnes qui avaient pris l’habitude de solliciter ses conseils et son accompagnement.

Kaolack : un nouvel ancrage

Après son passage à Ziguinchor, Ayemerou Ndiaye est affecté à Kaolack, où il poursuit sa carrière jusqu’à sa retraite.

Dans la capitale du Saloum, il développe de nouvelles relations avec des notables, des familles religieuses, des responsables communautaires et des acteurs de la vie associative.

À Dialègne, notamment, son nom est associé à plusieurs réseaux de proximité et à des familles qui lui témoignent leur estime.

Son engagement dépasse progressivement le cadre professionnel. Il participe à des rencontres communautaires, à des cérémonies religieuses et à des activités sportives, notamment à travers le parrainage de compétitions de la Zone 4 de l’ODCAV de Kaolack.

Le sport et la jeunesse au cœur de ses engagements

À travers les activités de la Zone 4 de l’ODCAV, Ayemerou Ndiaye s’est également retrouvé au contact des jeunes et des acteurs du mouvement Navétane.

Le parrainage de compétitions sportives constitue pour lui une manière de soutenir les initiatives locales et d’accompagner les associations sportives et culturelles.

Ces manifestations sportives sont aussi des moments de rassemblement, de dialogue et de transmission entre générations.

Son implication ne se limite toutefois pas au sport. Il participe également à des cérémonies religieuses et à différentes rencontres communautaires, entretenant ainsi ses liens avec les familles religieuses et les populations.

Un homme du Djoloff au service de la solidarité familiale

Si son parcours professionnel l’a conduit dans plusieurs régions du Sénégal, Ayemerou Ndiaye reste profondément attaché à ses origines du Djoloff.

Aujourd’hui, il est à la tête d’une association regroupant une grande famille composée notamment des membres et descendants de la famille de Mame Mademba Ndiaye.

Cette organisation familiale a pour objectif de réunir les fils, petits-fils et descendants de la famille, de renforcer les liens entre les différentes branches et de développer un esprit permanent de solidarité.

Les rencontres sont organisées notamment au Djoloff, à Sagatta, mais également dans différentes localités du Sénégal où vivent les membres de la famille.

Au-delà des retrouvailles, ces rencontres constituent des moments de transmission de l’histoire familiale, de rapprochement entre générations et de solidarité.

Sous son impulsion, cette organisation familiale entend maintenir le lien entre les différentes générations, malgré l’éloignement géographique des membres de la famille.

Une solidarité qui s’exprime dans la discrétion

La solidarité constitue également un élément important de l’image que ses proches associent à Ayemerou Ndiaye.

Lors de certaines périodes difficiles ou à l’occasion d’événements touchant des familles vulnérables, il aurait apporté son soutien dans la discrétion, sans rechercher une exposition publique.

Des proches évoquent notamment des contributions à certaines charges, des participations à des remboursements et des soutiens apportés à des personnes confrontées à des difficultés.

Cette manière d’agir s’inscrit dans une conception de la solidarité fondée sur la proximité et la responsabilité collective.

Un engagement pour l’environnement et le cadre de vie

Son intérêt pour les questions sociales s’accompagne également d’une attention portée à l’environnement.

Son action est associée à des initiatives visant à lutter contre la dégradation du cadre de vie et à encourager une meilleure prise en compte de l’environnement dans les communautés.

Pour lui, le développement local ne saurait se limiter aux infrastructures ou aux activités économiques. Il passe également par la préservation du cadre de vie et la mobilisation des populations.

Un haut cadre qui cultive la discrétion

De l’ENEA à la Direction de la statistique, puis à la Senelec, de Ziguinchor à Kaolack, Ayemerou Ndiaye a construit un parcours professionnel marqué par plusieurs responsabilités.

Mais au-delà des fonctions occupées, son parcours est également raconté à travers les relations humaines qu’il a nouées.

Dans le Sud, à Kaolack, au Djoloff et dans les différentes localités où vivent les membres de sa famille, son nom reste associé à la disponibilité, au dialogue et à la solidarité.

Son rôle dans l’organisation des descendants de Mame Mademba Ndiaye illustre cette volonté de maintenir les liens familiaux et de faire de la solidarité intergénérationnelle une valeur durable.

Des rencontres familiales de Sagatta aux différentes réunions organisées à travers le Sénégal, cette dynamique vise à rapprocher les fils et petits-fils d’une même grande famille autour de leur histoire commune et de leur devoir de solidarité.

Une retraite qui ne signifie pas retrait

Aujourd’hui à la retraite, Ayemerou Ndiaye reste présent dans la vie sociale.

Son engagement dans le sport, les cérémonies religieuses, les actions sociales, les initiatives environnementales et surtout dans la consolidation des liens familiaux montre qu’il entend continuer à jouer un rôle dans son environnement.

Loin des projecteurs, l’ancien délégué régional de la Senelec semble avoir choisi une autre forme de reconnaissance : celle qui se construit dans la durée, au contact des populations, des familles et des générations.

Ayemerou Ndiaye : un haut cadre dans l’ombre, originaire du Djoloff, dont le parcours professionnel et l’engagement familial et social témoignent d’un attachement constant au service, à la proximité et à la solidarité.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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