Diplômes et établissements d’enseignement : l’Etat doit renforcer la vigilance sur les diplômes

La récente polémique autour de la situation de certains établissements d’enseignement supérieur et de diplômes présentés comme non reconnus doit interpeller l’ensemble des acteurs du système éducatif.

Au-delà des universités et des établissements d’enseignement supérieur, cette question concerne également les écoles de formation, ainsi que les structures des niveaux primaire et secondaire. La qualité de l’enseignement, l’agrément des établissements et surtout la reconnaissance des diplômes délivrés doivent faire l’objet d’un contrôle permanent et rigoureux.

Le problème devient particulièrement préoccupant lorsque des élèves ou des étudiants s’inscrivent dans un établissement, paient régulièrement leurs frais de scolarité pendant plusieurs années et découvrent, au terme de leur formation, que leur diplôme n’est pas reconnu par les autorités compétentes ou ne bénéficie pas de la reconnaissance attendue.

Derrière chaque diplôme, il y a pourtant des années d’efforts, des sacrifices financiers consentis par les familles et des projets professionnels construits avec espoir. Lorsqu’un jeune se retrouve confronté à une situation de non-reconnaissance de sa formation après plusieurs années d’études, les conséquences peuvent être lourdes sur son avenir.

Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics renforcent les mécanismes de contrôle et d’information. Avant toute inscription, les familles et les étudiants doivent pouvoir vérifier facilement si un établissement est légalement autorisé à exercer et si les diplômes qu’il délivre sont reconnus par l’État ou, lorsqu’il est concerné, par le CAMES.

Les établissements privés ont également une responsabilité majeure. La transparence sur les agréments, les autorisations, les filières ouvertes et la valeur des diplômes délivrés doit être une exigence fondamentale.

L’État, de son côté, ne doit pas attendre que des étudiants arrivent au terme de leur parcours pour intervenir. Le contrôle doit être préventif, régulier et suffisamment visible pour protéger les apprenants contre les mauvaises surprises.

L’éducation ne peut pas être considérée comme un simple marché. Elle engage l’avenir de milliers de jeunes et la confiance de leurs familles. La vigilance, la rigueur et la transparence doivent donc accompagner chaque étape du parcours de formation.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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