Un mort et trois blessés légers. Le maitre coranique a été retrouvé mort dans les decombres après une fouille tard dans la nuit C’est le bilan de l’effondrement partiel d’un bâtiment R+1 en état de dégradation très avancé, survenu dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre 2026, aux environs de minuit, à Kaolack.
Le drame s’est produit à proximité de la Grande Mosquée, dans une zone située à cheval entre le Centre culturel et le secteur du lycée technique, non loin d’une mosquée et d’une habitation appartenant à un responsable du football kaolackois.
C’est la partie supérieure de l’édifice qui a cédé. Au niveau de la terrasse, une construction en ciment avait été ajoutée en hauteur, alors qu’une couverture légère aurait normalement dû être privilégiée. Cette structure supplémentaire s’est effondrée, entraînant une partie du bâtiment dans sa chute.
Au moment de l’accident, plusieurs personnes se trouvaient au premier étage. Un homme âgé, une mère de famille, deux jeunes filles et une fillette ont été secourus par les sapeurs-pompiers. L’escalier d’accès ayant été endommagé par l’effondrement, les secours ont dû déployer une échelle pour évacuer les occupants.
Selon les informations recueillies sur place, les personnes rescapées communiquaient avec les voisins et ne présentaient pas, dans un premier temps, de blessures apparentes. Elles ont néanmoins été prises en charge par les secours avant d’être conduites à l’hôpital pour des contrôles médicaux.
Mais les recherches se sont poursuivies pendant plusieurs heures dans les décombres. Le maître coranique, qui demeurait introuvable au moment des premières opérations, était activement recherché par les sapeurs-pompiers.
Le bilan a finalement évolué : une personne a perdu la vie et trois autres ont été légèrement blessées. Un bilan qui vient alourdir la gravité de cet accident et relance avec force la question de la sécurité des bâtiments vétustes accueillant des familles et des apprenants.
Le danger des bâtiments dégradés
Cet effondrement remet une nouvelle fois sur la table la problématique des bâtiments vétustes, inachevés ou ayant subi d’importantes transformations sans garanties suffisantes de sécurité.
Dans plusieurs quartiers, des familles, des maîtres coraniques et des élèves vivent ou étudient dans des bâtiments dont l’état de dégradation peut constituer une véritable menace. Certains maîtres coraniques sont également amenés à occuper des constructions inachevées ou anciennes avec leurs disciples, parfois faute de moyens et de solutions d’hébergement adaptées.
Le drame de Kaolack doit donc servir d’alerte.
La DESCOS, en collaboration avec les autorités administratives et territoriales, gagnerait à renforcer les contrôles des édifices présentant des signes de fragilité, particulièrement ceux qui servent de lieux d’habitation ou accueillent des élèves coraniques.
Une opération d’identification et d’évaluation des bâtiments à risque permettrait d’anticiper les dangers, d’alerter les occupants et, lorsque cela s’impose, de prendre des mesures préventives avant qu’un autre drame ne survienne.
Un incendie signalé également à Kasnack
Comme si cette nuit n’était pas suffisamment éprouvante, un autre incident avait mobilisé les secours quelques heures auparavant dans le quartier de Kasnack, à proximité de la route nationale N1 et du lycée Moustapha Ndiaye.
Un incendie s’était déclaré dans un étage d’un bâtiment. Le feu aurait été rapidement maîtrisé et n’aurait pas fait de victime. Des techniciens avaient ensuite été dépêchés sur les lieux afin de rétablir l’électricité et permettre aux occupants de reprendre progressivement leurs activités.
Deux incidents en l’espace de quelques heures, dont un effondrement mortel : Kaolack ne peut plus se contenter d’intervenir après les drames. La prévention et l’inspection des bâtiments fragilisés doivent désormais devenir une priorité.
Il est bon de saluer le Travail remarquable des sapeurs pompiers qui ont travaillé jusqu’ à 6 heures du matin et également celui des forces de l’ordre et des éléments de la Brigade Mobile de la Sûreté .
Les deux commissaires de police et le commandant des sapeurs pompiers ont veillé ont passé une nuit blanche pour surveiller de près la situation.
Mamadou Camara-Journaliste
Camou Communication
Kaolack
