Rentrée scolaire 2026-2027 : après les fortes pluies , les écoles doivent passer au contrôle desécurité,

nondations, humidité, bâtiments vieillissants : faut-il revoir les conditions de reprise avant de laisser les élèves réintégrer certaines salles de classe ?

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, une question mérite une attention particulière : dans quel état se trouvent réellement certains établissements scolaires après plusieurs mois de vacances et les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours ?

Si la rentrée constitue toujours un moment important pour les élèves, les enseignants et les familles, elle ne devrait pas se faire au détriment de la sécurité. Dans plusieurs établissements, notamment ceux confrontés aux eaux de pluie et aux problèmes d’inondation, l’humidité pourrait avoir fragilisé certains murs, plafonds ou autres éléments des bâtiments.

Les trois mois de vacances scolaires auraient également dû être mis à profit pour assurer l’entretien, le nettoyage et, surtout, le contrôle des infrastructures scolaires. Or, dans certaines écoles, des salles de classe peuvent présenter aujourd’hui un aspect peu rassurant après avoir été exposées pendant plusieurs semaines à l’humidité.

Une vigilance particulière pour les bâtiments anciens

Le risque mérite une attention encore plus soutenue dans les établissements scolaires dont les bâtiments sont anciens. Certaines écoles, héritées de périodes anciennes, disposent de constructions qui peuvent être davantage sensibles à l’humidité, notamment lorsqu’elles ont été réalisées avec des matériaux qui absorbent facilement l’eau.

Il ne s’agit évidemment pas de généraliser : toutes les écoles ne sont pas dans une situation préoccupante. Mais là où les bâtiments présentent des signes visibles d’humidité, de fissures, de dégradation des murs, de plafonds fragilisés ou d’infiltrations, la prudence doit primer.

Un contrôle avant l’entrée des élèves

Avant toute réintégration des salles concernées, un contrôle technique et visuel rigoureux devrait être effectué par les services compétents.

Il serait notamment nécessaire de vérifier :

l’état des murs et des plafonds ;

les traces d’infiltration et d’humidité persistante ;

la solidité des parties fragilisées par l’eau ;

l’état des installations électriques exposées à l’humidité ;

les éventuelles fissures apparues ou aggravées pendant l’hivernage ;

l’état des sanitaires et des systèmes d’évacuation des eaux ;

les conditions d’accès aux salles de classe après les épisodes pluvieux.

Lorsqu’une salle ne présente pas toutes les garanties de sécurité, elle ne devrait pas être occupée avant les vérifications et travaux nécessaires.

La rentrée scolaire ne doit donc pas seulement être une question de calendrier. Elle doit également être une question de sécurité, de salubrité et de responsabilité collective.

Après les fortes pluies, le mot d’ordre devrait être simple : avant d’ouvrir les portes des classes, ouvrons d’abord les yeux sur leur état réel.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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