» Un étudiant, un ordinateur  » : l’ARCOP relève des irrégularités dans la procédure de passation

Le programme « Un étudiant, un ordinateur » fait l’objet d’un examen approfondi dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les irrégularités présumées entourant sa mise en œuvre.

Auditionnée lundi, Seynabou Samb Tosco, coordinatrice de la cellule d’enquête de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) ayant travaillé sur le contrat de 2025, a apporté plusieurs précisions sur les procédures utilisées pour l’acquisition des ordinateurs.

Selon elle, la procédure retenue pour l’achat du matériel informatique ne correspondait pas à la nature du marché. Elle a notamment estimé que le recours à un avis à manifestation d’intérêt n’était pas approprié pour une opération portant sur l’acquisition d’ordinateurs, une procédure qui, d’après ses explications, est plutôt destinée à certains marchés de prestations intellectuelles nécessitant un savoir-faire particulier.

Seynabou Samb Tosco a également évoqué les conditions dans lesquelles l’ARCOP a établi que les deux contrats concernés, représentant au total 5,708 milliards de francs CFA hors taxes, ne figuraient pas dans les plans de passation des marchés publics concernés.

Pour parvenir à cette conclusion, la cellule d’enquête s’est notamment appuyée sur les auditions de responsables chargés de la passation des marchés au ministère de l’Enseignement supérieur. Le président de la commission des marchés aurait indiqué ne jamais avoir travaillé sur le programme « Un étudiant, un ordinateur » depuis son arrivée au ministère.

Le coordonnateur de la cellule de passation des marchés aurait, lui aussi, déclaré ne pas connaître les modalités de déroulement du programme ni ses différentes activités.

Pour la responsable de la cellule d’enquête, ces déclarations constituent des éléments ayant permis à l’ARCOP de considérer que le programme n’avait pas été intégré dans les plans de passation des marchés concernés.

Ces révélations interviennent alors que la commission d’enquête parlementaire poursuit ses auditions afin de déterminer les éventuels manquements dans la gestion du programme et d’établir les responsabilités dans le respect des règles de la commande publique.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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