KAOLACK – Alors que ce lundi 12 octobre 2026 marque le retour des élèves et des enseignants dans les établissements scolaires, le CEM Moustapha Ndiaye de Kasnack présente un visage particulièrement préoccupant. Herbes envahissantes, eaux pluviales stagnantes et salles de classe vétustes : le décor est alarmant et interpelle les autorités administratives et locales compétentes.
Pendant que des milliers d’élèves retrouvent le chemin des classes, la communauté éducative de cet établissement est confrontée à une situation difficile. Les eaux pluviales semblent avoir pris possession des lieux, mettant en lumière les problèmes d’assainissement et de dégradation des infrastructures scolaires.
Cette situation, particulièrement préoccupante en cette période de rentrée, suscite des interrogations sur les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants. Elle appelle surtout une mobilisation urgente pour préserver cet établissement et garantir un environnement scolaire digne.
Un collège confronté à une situation chaotique
Au CEM Moustapha Ndiaye de Kasnack, le constat est alarmant : des eaux stagnantes, des herbes qui envahissent les espaces et des salles de classe dont l’état de vétusté nécessite une attention particulière.
Au-delà de l’image désolante, c’est l’avenir même de cet établissement qui suscite des inquiétudes. Si des mesures appropriées ne sont pas prises, les conditions d’accueil et d’apprentissage risquent de continuer à se détériorer, au détriment des élèves et du personnel enseignant.
La situation nécessite une intervention rapide pour évacuer les eaux, assainir les lieux et évaluer les travaux indispensables à la remise en état du collège.
Un établissement chargé d’histoire et de mémoire
Le CEM porte le nom de Moustapha Ndiaye, un notable de Kasnack. Il représente ainsi une partie de l’histoire locale et demeure un espace essentiel pour la formation des jeunes du quartier et des environs.
Au fil des années, des personnes de bonne volonté ont apporté leur contribution pour améliorer les conditions de fonctionnement de l’établissement. C’est notamment le cas d’Ayemerou Ndiaye, ancien délégué régional de la SENELEC, qui aurait financé sur fonds propres la réfection des toilettes du collège.
Un geste qui témoigne de l’attachement de certaines personnalités à l’éducation et de leur volonté de soutenir la communauté scolaire.
Cependant, malgré ces initiatives individuelles, les difficultés actuelles exigent une réponse plus globale, à la mesure des besoins de l’établissement.
Les autorités administratives et locales interpellées
Face à cette situation, un appel pressant est lancé aux autorités administratives et locales compétentes, ainsi qu’aux services techniques concernés, afin qu’une réponse urgente et coordonnée soit apportée.
La priorité est d’abord de procéder au pompage des eaux stagnantes, au nettoyage des espaces envahis par les herbes et au curage des ouvrages d’assainissement concernés.
Il faudra ensuite réaliser un diagnostic technique permettant d’identifier les travaux nécessaires à la réhabilitation des salles de classe, à la réparation des équipements détériorés et à la mise en place d’un système durable d’évacuation des eaux pluviales.
Une visite urgente du site par les autorités compétentes, en présence des responsables de l’établissement et des services techniques, permettrait également de mesurer l’ampleur des difficultés et de définir les mesures à prendre.
L’objectif est clair : éviter que le CEM Moustapha Ndiaye ne soit davantage pénalisé par les conséquences des inondations et de la dégradation de ses infrastructures.
L’école ne doit pas être abandonnée face aux eaux
Le cas du CEM Moustapha Ndiaye dépasse le seul cadre de Kasnack. Il pose la question de la protection des établissements scolaires contre les inondations et de la nécessité d’assurer un entretien régulier des infrastructures éducatives.
Les élèves ont droit à un cadre d’apprentissage propre, sécurisé et fonctionnel. Les enseignants, eux aussi, doivent pouvoir accomplir leur mission dans des conditions acceptables.
En ce début d’année scolaire, laisser perdurer une telle situation serait préjudiciable à toute la communauté éducative. La sauvegarde de cet établissement doit devenir une préoccupation collective, impliquant les autorités administratives, les collectivités territoriales, les services d’assainissement et toutes les bonnes volontés désireuses de contribuer à une solution durable.
Un cri d’alarme pour sauver le CEM Moustapha Ndiaye
À Kasnack, l’attente est désormais tournée vers des actes concrets. Il ne s’agit pas seulement de constater les dégâts, mais de mobiliser les moyens nécessaires pour rendre au collège son visage et sa vocation éducative.
L’urgence est là : évacuer les eaux, assainir les lieux, réhabiliter les infrastructures dégradées et prévenir de nouvelles inondations.
Le CEM Moustapha Ndiaye ne doit pas devenir une victime de plus des eaux pluviales. Les élèves de Kasnack méritent de poursuivre leur scolarité dans un environnement propice à la réussite, tandis que les efforts des enseignants et des bonnes volontés doivent être accompagnés par une action institutionnelle à la hauteur des enjeux.
En ce début de rentrée scolaire, le message est lancé aux autorités administratives et locales compétentes : le CEM Moustapha Ndiaye de Kasnack a besoin d’une intervention urgente. L’avenir des élèves ne peut attendre.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
