Rentrée scolaire au Sénégal : l' »Apollo  » inquiète, les écoles et les lieux publics appelés à renforcer les mesures d’hygiène

Kaolack, 13 octobre 2026 — Alors que les élèves et les apprenants ont repris le chemin des classes depuis le 12 octobre, la conjonctivite, communément appelée « Apollo », suscite des inquiétudes à la suite de signalements faisant état d’une recrudescence des cas dans plusieurs localités du Sénégal, notamment sur l’axe Dakar-Touba-Kaolack.

Cette affection oculaire, particulièrement contagieuse lorsqu’elle est d’origine virale, appelle à une vigilance renforcée dans les établissements scolaires, les familles, les marchés et les lieux de rassemblement. La multiplication des contacts entre élèves et le partage de certains objets peuvent favoriser sa propagation si les règles d’hygiène ne sont pas rigoureusement respectées.

Des gestes simples pour protéger les élèves

Dans les écoles, les responsables d’établissements et les enseignants sont invités à renforcer les mesures préventives : lavage régulier des mains à l’eau et au savon, nettoyage des tables et des surfaces fréquemment touchées, entretien des sanitaires et sensibilisation des élèves aux bonnes pratiques d’hygiène.

Les enfants doivent éviter de se frotter les yeux avec des mains sales et ne pas partager leurs serviettes, mouchoirs ou autres objets personnels. Les parents sont également appelés à surveiller l’apparition de rougeurs, de démangeaisons, de larmoiements ou de sécrétions oculaires.

En cas de symptômes, une consultation auprès d’un professionnel de santé est recommandée. Les modalités de retour en classe doivent tenir compte de l’avis médical et des recommandations sanitaires locales.

Maisons, marchés et lieux publics également concernés

La prévention ne concerne pas uniquement les établissements scolaires. Dans les maisons, les marchés, les transports en commun, les lieux de culte et les autres espaces très fréquentés, le respect des règles d’hygiène reste essentiel.

Il est notamment recommandé de se laver régulièrement les mains, d’éviter les contacts avec les sécrétions oculaires d’une personne infectée et de ne pas partager les linges utilisés pour le visage. Les responsables des lieux publics peuvent également participer à la sensibilisation des populations.

Attention à l’automédication

Face aux symptômes de la conjonctivite, l’utilisation de collyres sans avis médical est déconseillée. Certains produits peuvent aggraver certaines infections, tandis que les antibiotiques ne sont pas efficaces contre les virus.

Une douleur oculaire importante, une baisse de la vision ou une forte sensibilité à la lumière nécessitent une consultation médicale rapide.

Une vigilance collective pour limiter la propagation

Avec la reprise effective des cours, la prévention de la conjonctivite constitue un enjeu de santé publique. Autorités sanitaires, personnels éducatifs, parents et citoyens doivent conjuguer leurs efforts pour limiter les risques de transmission.

Si les signalements de terrain appellent à la prudence, l’ampleur réelle de la situation à l’échelle nationale doit être établie à partir de données sanitaires vérifiées. Le renforcement de la surveillance et la diffusion d’informations fiables restent essentiels pour protéger les élèves et l’ensemble de la population.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

 

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