L’enquête sur les soupçons de falsification de documents d’état civil et de diffusion de fausses nouvelles connaît de nouveaux développements. Deux interpellations sont rapportées, tandis que plusieurs personnes sont concernées par les investigations en cours.
La Division spéciale de cybercriminalité (DSC) poursuit ses investigations dans l’affaire impliquant Maimouna Ba, connue sous le nom de « Nourah ». Au cœur du dossier : des soupçons de fraude à l’état civil sénégalais et des déclarations publiques qui ont conduit les enquêteurs à ouvrir un second volet judiciaire.
Selon les informations rapportées par la presse, un conseiller municipal de Niomré, dans la région de Louga, aurait été interpellé après avoir été cité par la principale mise en cause. Il est soupçonné d’avoir contribué à l’obtention de documents d’état civil litigieux. Dans un premier temps, l’intéressé aurait nié les faits avant de revenir sur ses déclarations, après la découverte d’éléments numériques lors de l’exploitation de son téléphone portable.
Les faits remonteraient à 2023. Alors qu’elle séjournait au Maroc, Nourah Ba aurait cherché à renouveler sa carte nationale d’identité. Confrontée à une difficulté liée à un numéro d’extrait de naissance déjà attribué, elle aurait eu recours à une procédure d’audiences foraines dans la commune de Nguidilé. Des documents transmis par ses parents et une somme de 20 000 FCFA auraient été évoqués dans le cadre des démarches présumées. Les circonstances exactes de l’établissement des pièces ainsi que l’identité civile de la jeune femme restent à vérifier par les autorités compétentes.
Le chroniqueur Mamadou Cissé également dans le viseur de la justice
Parallèlement à ce volet portant sur l’état civil, le chroniqueur Mamadou Cissé a été placé en garde à vue pour diffusion présumée de fausses nouvelles. Il lui est reproché d’avoir affirmé publiquement que Nourah Ba aurait subi des insultes et des violences de la part d’un fonctionnaire de police.
Selon les informations publiées, le chroniqueur aurait déclaré aux enquêteurs avoir été induit en erreur par l’entourage de la jeune femme. Il se serait également dit disposé à présenter des excuses publiques.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la fiabilité des documents administratifs, les responsabilités éventuelles des acteurs impliqués et les conséquences de la diffusion d’informations non vérifiées dans l’espace public.
Les investigations se poursuivent afin de faire la lumière sur les faits. À ce stade, les soupçons évoqués doivent être distingués des faits définitivement établis par la justice, et les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Camou Communication
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
