Bourses familiales à Keur Massar Nord : les délégués de quartier dénoncent leur exclusion des enquêtes sociales

L’Association des délégués de quartier de la commune de Keur Massar Nord (ADQ-KMN) exprime son inquiétude face aux enquêtes sociales menées dans le cadre de l’identification des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale. L’organisation déplore la mise à l’écart des délégués de quartier et réclame davantage de transparence et de concertation dans le processus de sélection des ménages bénéficiaires.

Réuni en bureau exécutif, le collectif a fait part de ses préoccupations concernant les modalités de déroulement de ces enquêtes, affirmant ne pas avoir été informé au préalable ni associé aux opérations. Selon l’association, cette situation soulève des interrogations sur la prise en compte des réalités sociales des populations concernées.

Un risque d’erreurs dans l’identification des bénéficiaires

Pour les délégués de quartier, leur connaissance du terrain et leur proximité avec les populations constituent des atouts importants pour identifier les ménages les plus vulnérables. Ils estiment que leur absence du processus pourrait compliquer le ciblage des bénéficiaires et entraîner des erreurs dans l’attribution des aides sociales.

L’association redoute également des incompréhensions et d’éventuelles contestations au sein des communautés, notamment si certains ménages en situation de précarité ne sont pas retenus alors que d’autres bénéficient du programme.

Toutefois, ces préoccupations soulèvent une question essentielle : comment garantir l’équité dans la distribution des bourses familiales tout en assurant un mécanisme de sélection transparent, rigoureux et adapté aux réalités locales ?

L’ADQ-KMN réclame des explications

Tout en réaffirmant son soutien aux politiques publiques de protection sociale en faveur des familles démunies, l’Association des délégués de quartier de Keur Massar Nord invite les autorités compétentes à apporter des éclaircissements sur le cadre, les objectifs et les modalités de conduite des enquêtes sociales.

Elle plaide notamment pour la mise en place urgente d’un cadre de concertation réunissant les différents acteurs territoriaux concernés, afin de favoriser une meilleure compréhension du processus et de prévenir les éventuelles tensions.

Pour l’organisation, l’implication des acteurs de proximité pourrait contribuer à renforcer la confiance des populations et à améliorer l’identification des ménages réellement éligibles aux aides.

Une réserve de responsabilité

Face à cette situation, le bureau exécutif de l’ADQ-KMN indique qu’il ne saurait être tenu pour responsable des éventuelles erreurs de ciblage, des dysfonctionnements ou des contestations qui pourraient découler d’un processus mené sans sa participation.

Les délégués de quartier appellent ainsi à davantage de communication, de transparence et de dialogue dans la mise en œuvre de ce dispositif social.

Au-delà de leur propre mise à l’écart, leur démarche remet au centre du débat la question de la gouvernance des aides sociales et de la place des acteurs communautaires dans l’identification des ménages vulnérables.

À Keur Massar Nord, l’attente porte désormais sur les réponses des autorités compétentes et sur l’éventuelle ouverture d’un dialogue avec les représentants locaux.

Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication – Camara Communication

Kaolack, Sénégal

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