Certaines figures disparaissent, mais leur empreinte demeure. À Kaolack comme dans le Saloum, plusieurs enseignants, éducateurs et personnalités de la société ont contribué, parfois dans la discrétion, à former des générations de Sénégalais. Leur mémoire mérite d’être préservée et transmise aux jeunes générations.
Parmi ces noms qui méritent d’être rappelés figurent notamment Feu Ibrahima Thiam dit « Gaindée », Feu Mouhamadou Bamba Ndiaye dit « Dagobert », Feu Antoine Taye, Feu Sémou Loum, Feu Ndoye Gana, Feu Samba Diack, Feu Diop Lyra, Feu Angrand, Feu Diop Kamassa et Feu Gabou Diop, entre autres serviteurs de l’éducation et de la communauté. Andala Diagne, toujours vivant, fait également partie de cette génération dont le parcours mérite d’être connu et documenté.
Feu Dagobert Ndiaye, une figure tutélaire de l’école kaolackoise
Parmi ces grandes figures, Mouhamadou Bamba Ndiaye, affectueusement appelé Dagobert, occupe une place particulière dans la mémoire éducative de Kaolack. Ancien directeur de l’école élémentaire Gambetta, aujourd’hui école Abdou Hamid Kane, il est présenté comme un éducateur exceptionnel, reconnu pour ses qualités humaines, son sens du partage et son attachement à l’éducation.
Les témoignages rapportés par d’anciens enseignants et des personnes qui l’ont connu décrivent un homme profondément attaché aux valeurs de solidarité et de générosité. Il aurait notamment accueilli et accompagné des enfants sans tuteur et apporté son soutien à des familles confrontées à des difficultés sociales.
Au-delà de son engagement professionnel, Feu Dagobert Ndiaye entretenait également des relations avec plusieurs familles et foyers religieux du Sénégal. Sa famille perpétue aujourd’hui encore certaines traditions de prières et de récitals dédiés à la mémoire des anciens.
Camou Communication
Transformer la mémoire en héritage
L’enjeu dépasse la simple évocation du passé. Il s’agit de préserver une partie de l’histoire de l’éducation à Kaolack et dans le Saloum.
Ces hommes ont contribué à former des générations et à bâtir, à leur manière, le Sénégal d’aujourd’hui. Leur rendre hommage ne signifie pas seulement rappeler leurs noms : cela consiste aussi à documenter leurs parcours, recueillir les témoignages de leurs anciens élèves et collègues et transmettre leurs valeurs aux générations futures.
La réhabilitation de cette mémoire pourrait également passer par une réflexion sur la dénomination d’écoles, de salles de classe, de bibliothèques ou d’édifices publics, lorsque les enquêtes historiques et les procédures officielles permettent de retenir ces personnalités.
Honorer les éducateurs d’hier, c’est rappeler aux éducateurs et aux élèves d’aujourd’hui que l’école est aussi une histoire faite d’engagements, de sacrifices et de vocations.
Ces noms ne doivent donc pas disparaître de la mémoire collective. Ils appartiennent au patrimoine éducatif et social de Kaolack et méritent d’être transmis avec respect aux générations futures.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication – Kaolack �
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Farokh
Très bon texte
Mais qu’en est-il des autres ?
Peut être ce ne sont vos gendres