Voici une version réécrite, centrée uniquement sur les pressions exercées par Umaro Sissoco Embaló après son exfiltration, sans aucune
Guinée-Bissau : Embaló, l’ex-président en exil qui tente encore de peser sur le processus électoral
Depuis Brazzaville, l’ancien chef de l’État multiplie les pressions sur la Commission électorale
En dépit de son renversement et de son installation en exil à Brazzaville, Umaro Sissoco Embaló continue d’agir en coulisses. Selon des informations obtenues par Confidentiel Afrique, le président déchu ne cesse depuis plusieurs jours d’intervenir pour entraver la publication des résultats de la présidentielle et des législatives qui consacreraient la victoire du candidat indépendant Fernando Dias da Costa.
Appels insistants et pressions à distance
Le président de la CNE ciblé par des tentatives d’intimidation
Lundi 1er décembre 2025, Embaló aurait tenté à de multiples reprises de joindre N’Pabi Cabi, le président de la Commission électorale nationale (CNE). Ce dernier, conscient des enjeux et très attaché à la régularité du scrutin, a refusé systématiquement de répondre aux appels.
Face à cette résistance, des militaires lourdement armés se sont présentés à son domicile pour lui ordonner de bloquer la proclamation des résultats. Une source proche du dossier indique que N’Pabi Cabi, déterminé à respecter la vérité des urnes, refuse catégoriquement cette exigence. Il disposerait d’ailleurs de la totalité des procès-verbaux confirmant la victoire du candidat Dias da Costa dès le premier tour.
Inquiet pour sa sécurité et celle de sa famille, il aurait contacté l’activiste Gervasio Sylvain Lopes tard dans la nuit pour signaler la gravité de la situation.
Climat de menaces et escalade dans la capitale
Un député de la CEDEAO agressé et empêché de voyager
La journée suivante a été marquée par une nouvelle montée des tensions. Le député Marciano Indi, membre du Parlement de la CEDEAO, a été intercepté aux abords de l’aéroport de Bissau alors qu’il devait se rendre à Abuja. Séquestré puis passé à tabac, il a été transporté de force par des éléments armés identifiés comme proches de l’ancien président.
Cet acte de violence a confirmé l’existence d’un dispositif actif visant à empêcher toute tentative de médiation internationale ou de supervision régionale autour du processus post-électoral.
Exil tendu à Brazzaville
Le comportement d’Embaló irrite déjà l’entourage de Sassou N’Guesso
Depuis son arrivée au Congo, Embaló suscite des crispations au sein du premier cercle du président Denis Sassou N’Guesso. Plusieurs conseillers, d’après des sources internes, se montrent de plus en plus réservés face à l’attitude jugée déroutante et parfois inappropriée de l’ancien chef d’État.
Une visite prévue à Oyo, fief du président Sassou N’Guesso, aurait même été renvoyée sine die, signe du malaise croissant autour de la présence de l’ex-président bissau-guinéen dans la capitale congolaise.
À Brazzaville, se trouvent également l’ancien président guinéen Alpha Condé et l’homme d’affaires malien Ousmane Yara, qui auraient contribué à organiser son exfiltration. Un trio dont les intentions interrogent et alimentent les spéculations.
Bissau sous tension
La crise politique bissau-guinéenne reste donc loin d’être stabilisée. Entre pressions exercées depuis l’exil, interventions de groupes armés et tensions diplomatiques régionales, la situation reste explosive. La position intraitable de la Commission électorale face aux intimidations pourrait jouer un rôle décisif dans les heures à venir
