Les Salins du Sine Saloum et la Sinacos Lyndiaye, jadis moteurs économiques, peinent aujourd’hui à stimuler le développement local
Kaolack, ville carrefour du Sénégal central, a longtemps tiré sa vitalité économique de ses unités industrielles emblématiques : les Salins du Sine Saloum et la Sinacos Lyndiaye. Ces entreprises, autrefois véritables leviers pour l’économie locale, offraient emplois, formation professionnelle et dynamisme territorial. Elles structuraient non seulement le marché du travail mais aussi la vie sociale des communautés environnantes.
Aujourd’hui, le constat est plus amer. La modernisation tardive, les difficultés financières et la concurrence ont réduit l’impact de ces pôles industriels sur l’économie locale. Les Salins du Sine Saloum, qui jouaient un rôle stratégique dans la production de sel pour le pays et l’exportation, voient leur contribution s’étioler. De même, la Sinacos Lyndiaye, spécialisée dans les produits agro-industriels, peine à maintenir un effectif stable et à générer une croissance locale significative.
Analyse par pôles territoriaux :
Kaolack-ville : La baisse d’activité industrielle se ressent dans le commerce local et le secteur informel, qui absorbent désormais la majeure partie de la main-d’œuvre.
Région des Salins : La communauté locale dépendait largement de l’exploitation et de la transformation du sel. Aujourd’hui, l’activité est réduite, et les opportunités économiques se font rares.
Lyndiaye et ses environs : Jadis foyer d’emplois industriels, le village connaît un exode des jeunes vers d’autres régions ou à l’international, en quête de meilleures perspectives.
Pour redynamiser ces pôles territoriaux, experts et acteurs locaux suggèrent la modernisation des infrastructures, l’attraction d’investisseurs privés, et la formation de jeunes aux métiers industriels et agro-industriels adaptés aux standards contemporains. Sans une action concertée, ces anciennes locomotives du développement risquent de devenir de simples souvenirs industriels.
Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication, Kaolack
