Funérailles à Kaolack : quand la longueur des prières met des vies en danger
Personnes âgées et malades à bout de forces, la sobriété des cérémonies interroge
À Kaolack, la multiplication des lenteurs lors des prières funéraires soulève une vive préoccupation sanitaire et sociale. De plus en plus souvent, des personnes du troisième âge ainsi que des fidèles souffrant de maladies cardio-vasculaires éprouvent de grandes difficultés à tenir debout durant ces cérémonies devenues excessivement longues.
Sous le poids de la chaleur, de la fatigue et de la promiscuité, certains s’évanouissent, d’autres quittent les lieux avant la fin, incapables de résister physiquement. Un constat alarmant, d’autant plus que ces moments, censés être empreints de recueillement et de compassion, sont parfois perturbés par des interventions inutiles, voire déplacées, qui allongent inutilement la durée des funérailles.
De nombreux fidèles dénoncent également l’attitude de certaines personnes absentes lors de la maladie du défunt, mais qui attendent le jour des funérailles pour se faire voir à travers des prises de parole prolongées, éloignées de l’esprit de sobriété recommandé par les enseignements religieux.
Face à cette situation préoccupante, un appel est lancé aux guides religieux, prédicateurs et responsables communautaires afin qu’ils s’emparent de la question. Revenir à des prières funéraires plus courtes, plus organisées et respectueuses de la santé des fidèles apparaît aujourd’hui comme une urgence. Préserver la dignité des morts ne doit pas se faire au détriment de la vie des vivants.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication – Kaolack
