DGID
À la FIDAK, experts et institutions saluent les avancées majeures vers une administration foncière plus transparente et sécurisée.
La modernisation de la gestion foncière au Sénégal franchit une nouvelle étape. Le mardi 23 décembre 2025, la Foire Internationale de Dakar (FIDAK) a servi de cadre à une rencontre stratégique consacrée à la transformation numérique du foncier, portée par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID).
Au cœur des échanges, un panel dédié à la dématérialisation des procédures foncières, pensé comme un outil clé pour garantir un accès plus sûr, plus équitable et plus transparent à la propriété. L’événement a réuni des spécialistes du secteur, des responsables institutionnels, des universitaires ainsi que des apprenants issus de plusieurs grandes écoles et centres de formation du pays.
Présidant la cérémonie, Seyni Faty, conseiller technique au ministère des Finances et du Budget, a mis en avant le rôle stratégique du numérique dans la réponse aux défis structurels du foncier. Il a insisté sur la nécessité d’adapter l’administration aux exigences de célérité, de fiabilité et de confiance attendues par les citoyens.
Les discussions ont été enrichies par les contributions de plusieurs acteurs majeurs. Ousseynou Niang, du PROCASEF, a détaillé les ambitions d’un cadastrage rural moderne et inclusif. Tidiane Badji, coordonnateur du PROMOGEF, a présenté les innovations introduites pour renforcer la gouvernance foncière. De son côté, François Ndiaye, Directeur du Cadastre, a expliqué comment la modernisation des outils cadastraux permettra une meilleure couverture et un pilotage plus efficace du territoire national.
Assurant la synthèse et la modération des travaux, Serigne Moussa Diop, Directeur du Centre de Formation et de Documentation et chef du Bureau de la Communication et de la Qualité, a rappelé la vision de la DGID : faire du foncier sécurisé un moteur de mobilisation des ressources internes et un pilier de la souveraineté économique.
Les échanges ont mis en évidence plusieurs retombées attendues de cette transition numérique, notamment l’amélioration des services aux usagers, le renforcement de la transparence et la diminution significative des litiges fonciers.
Portés par des programmes structurants tels que le PROMOGEF, le PROCASEF et l’E-NICAD, les projets présentés suscitent un réel espoir. Ils apparaissent comme des instruments décisifs pour moderniser l’administration fiscale et instaurer une gestion foncière plus juste et performante.
La rencontre s’est achevée dans un climat d’adhésion collective, marqué par la volonté partagée de faire du numérique un levier durable au service d’un foncier responsable au Sénégal.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
