Etats-Unis : la Guinée et d’autres pays africains visés par des restrictions de visas

Les États-Unis ont récemment renforcé leur politique de délivrance de visas à l’égard de plusieurs pays africains, dont la Guinée. Aux côtés du Botswana, de la République centrafricaine, de la Guinée-Bissau et de la Namibie, le pays figure désormais sur une liste soumise à des restrictions accrues d’accès au territoire américain.

Au total, vingt États africains sont concernés par ces mesures annoncées par l’administration américaine. Parmi eux, douze font l’objet d’une interdiction quasi totale de visas, à l’exception de dérogations très limitées accordées dans des circonstances particulières.

Deux catégories de restrictions

Le département d’État américain a établi deux niveaux de restrictions. La première, dite « liste rouge », concerne les pays dont les ressortissants se voient refuser l’entrée aux États-Unis pour des raisons invoquées de sécurité nationale. La seconde, appelée « liste orange », impose des conditions extrêmement strictes à l’obtention d’un visa.

Cinq pays africains, dont la Guinée, ont été ajoutés récemment à cette liste orange. Contrairement aux pratiques habituelles de communication présidentielle, cette décision n’a pas été annoncée sur les réseaux sociaux du président Donald Trump, mais publiée discrètement sur le site officiel du département d’État, à la fin du mois de décembre.

Des conditions d’obtention fortement durcies

Depuis le 1er janvier, les ressortissants des pays concernés doivent répondre à des exigences renforcées pour espérer obtenir un visa américain. Parmi ces conditions figurent le versement d’une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, la participation obligatoire à des entretiens en présentiel, la transmission de l’historique des activités sur les réseaux sociaux sur plusieurs années, ainsi que des informations détaillées sur les déplacements antérieurs.

Selon les autorités américaines, ces mesures visent à identifier d’éventuels comportements jugés contraires aux valeurs fondamentales des États-Unis et à prévenir toute menace pour la sécurité intérieure.

Des dérogations très limitées

Les restrictions peuvent toutefois être levées dans certains cas exceptionnels. L’administration américaine précise que des visas peuvent être accordés lorsque des déplacements professionnels sont considérés comme servant les intérêts stratégiques des États-Unis, sur décision des autorités compétentes.

Cette nouvelle vague de restrictions suscite déjà des interrogations et des préoccupations au sein des pays concernés, tant pour leurs ressortissants que pour les relations diplomatiques avec Washington.

 

chevron_left
chevron_right

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site