Affaire Farba Ngom : des appels internationaux , conversations avec des personnalités politiques, journalistes etc..
Des échanges avec des personnalités politiques et des journalistes, analysés sans préjuger des responsabilités
Dans le cadre de l’instruction en cours visant Farba Ngom, les enquêteurs ont procédé à l’analyse détaillée des relevés d’appels issus du téléphone saisi. Selon des informations concordantes, ces exploitations font état de plus de 400 minutes de communications avec plusieurs interlocuteurs identifiés comme des personnalités politiques et des journalistes, ainsi que des contacts à l’international, notamment à Singapour, aux États-Unis et au Maroc.
D’après des sources proches du dossier, ces appels, étalés sur une période déterminée par les enquêteurs, sont actuellement replacés dans leur contexte temporel et factuel afin d’en apprécier la portée. Les magistrats instructeurs cherchent notamment à établir la nature des échanges, leur chronologie et leur éventuel lien avec les faits poursuivis.
S’agissant du contenu des conversations, les mêmes sources indiquent qu’il est en cours d’exploitation, dans le respect des règles de procédure et du secret de l’instruction. Les enquêteurs procèdent à des recoupements avec d’autres éléments du dossier, sans tirer de conclusions hâtives. Il est rappelé que la durée et la fréquence des appels ne constituent pas, à elles seules, une preuve d’infraction, mais des indices soumis à l’appréciation souveraine des juges.
Le ministère de la Justice souligne, pour sa part, que l’analyse des communications électroniques obéit à un cadre légal strict et vise exclusivement à éclairer la manifestation de la vérité. La présomption d’innocence de Farba Ngom demeure pleinement applicable tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.
Dans un contexte de forte attention médiatique, les autorités judiciaires appellent à la prudence et à la responsabilité dans la diffusion d’informations partielles, rappelant que le débat contradictoire permettra à la défense de contester l’interprétation et la valeur probante de ces éléments.
L’affaire poursuit ainsi son cours devant les juridictions compétentes, sous l’exigence du respect de l’État de droit, des droits de la défense et du secret de l’instruction.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication – Kaolack
