Découverte d’appareils interdits, communications sensibles et soupçons de complicités au pavillon spécial
Une nouvelle affaire vient alourdir le dossier judiciaire de Farba Ngom. Lors d’une opération de contrôle menée au pavillon spécial, les autorités pénitentiaires ont mis la main sur deux téléphones portables détenus illégalement par le prisonnier, en violation manifeste du règlement carcéral.
Des communications multiples malgré la détention
Selon les informations communiquées par le ministère de la Justice, ces appareils n’étaient pas de simples téléphones de fortune. Ils auraient servi à une activité de communication intense et organisée, incluant des appels et échanges de messages avec l’étranger, notamment en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Les investigations évoquent également l’utilisation de ces téléphones pour la gestion d’opérations financières, la coordination de chantiers, ainsi que des contacts réguliers avec des acteurs du monde politique, médiatique et juridique. Plus préoccupant encore, certains échanges porteraient sur des documents judiciaires sensibles, normalement couverts par le secret de l’instruction.
Une faille grave dans le dispositif pénitentiaire
La ministre de la Justice, Yassine Fall, a qualifié les faits de graves manquements aux règles de détention, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur les conditions ayant permis l’introduction et l’utilisation de ces appareils en milieu carcéral.
Dans la foulée, un agent de l’administration pénitentiaire a été interpellé puis placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir facilité l’entrée des téléphones dans l’établissement, ouvrant ainsi la voie à une enquête sur d’éventuelles complicités internes.
Une procédure qui s’ajoute à un dossier déjà lourd
Farba Ngom a été présenté devant le procureur dans le cadre de cette nouvelle procédure. Cette affaire des téléphones vient désormais s’imbriquer avec d’autres poursuites judiciaires en cours, notamment pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie et abus de biens sociaux.
Alors que l’enquête se poursuit, cette révélation relance le débat sur la sécurité des établissements pénitentiaires, le contrôle des détenus sensibles et la responsabilité de certains agents dans les dérives constatées.
Par Mamadou Camara
Camou Communication
