Crise ouverte à la FEMAFOOT : démission collective et chute du bureau exécutif

Treize membres du comité exécutif quittent leurs fonctions, provoquant la dissolution de la Fédération malienne de football et la fin du mandat de son président.

La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) traverse l’une des plus graves crises institutionnelles de son histoire. Treize membres du comité exécutif ont présenté, ce mardi, leur démission collective, un acte lourd de conséquences qui entraîne la dissolution automatique du bureau exécutif et met fin au mandat du président Mamoutou Touré.

Selon les statuts de l’instance dirigeante du football malien, la démission de la majorité des membres du comité exécutif rend celui-ci caduc. Cette situation plonge la fédération dans une zone de turbulences administratives, alors que le football malien fait déjà face à de nombreuses critiques, notamment après les récentes contre-performances sportives.

Des tensions internes exacerbées

Cette vague de démissions intervient dans un climat marqué par de profonds désaccords internes, des critiques sur la gouvernance et une pression croissante de certains acteurs du football national. Plusieurs observateurs estiment que l’élimination des Aigles du Mali lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations a accentué le malaise et accéléré la rupture au sommet de la fédération.

Des responsables fédéraux reprochaient également à certains anciens joueurs et figures du football malien de n’intervenir dans le débat public qu’à l’occasion des grandes compétitions internationales, tout en restant peu impliqués dans le suivi du championnat local et la vie quotidienne du football national.

Une transition désormais inévitable

Avec la dissolution du bureau exécutif, la FEMAFOOT est désormais tenue d’engager une procédure de transition, conformément à ses textes. Une Assemblée générale extraordinaire devrait être convoquée afin de décider de la mise en place d’un comité intérimaire ou de l’organisation de nouvelles élections.

Cette période d’incertitude pourrait avoir des répercussions sur la gestion des compétitions nationales, la préparation des sélections et les relations avec les instances internationales du football.

En attendant, le football malien entre dans une phase décisive, où stabilité institutionnelle, réformes et dialogue entre acteurs apparaissent plus que jamais nécessaires pour éviter une nouvelle crise durable.

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