CAN 2025 : quand l’arbitrage freine le rythme des rencontres

Entre longues explications, interruptions répétées et pertes de temps, le jeu peine à conserver son intensité

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, vitrine du football africain, suscite autant d’enthousiasme que de débats. Si le niveau technique et l’engagement des équipes sont globalement salués, l’arbitrage se retrouve au cœur des critiques. En cause : une gestion des rencontres jugée trop hachée, marquée par de longues séances d’explication et des interruptions répétées qui finissent par altérer le rythme du jeu.

Sur plusieurs matchs, les arbitres prennent le temps de dialoguer longuement avec les joueurs, parfois avec les capitaines, voire avec plusieurs acteurs à la fois. Ces échanges, souvent liés à des décisions contestées ou à l’application de nouvelles directives, s’éternisent et cassent la dynamique des rencontres. Là où le jeu semblait enfin trouver son tempo, une interruption vient refroidir les intentions offensives et briser l’élan collectif.

Ce rythme coupé devient l’un des traits marquants de cette CAN 2025. Les joueurs, habitués à des phases de jeu plus fluides, peinent à maintenir une intensité constante. Les équipes qui misent sur la vitesse, la projection rapide et le pressing haut sont particulièrement pénalisées. À peine une séquence rythmée se met-elle en place qu’un arrêt de jeu, une discussion prolongée ou une vérification ralentit à nouveau la partie.

À cela s’ajoute une perte de temps de plus en plus visible. Entre les fautes sifflées tardivement, les coups francs qui tardent à être joués et les rappels à l’ordre répétés, le temps effectif de jeu diminue sensiblement. Certains moments donnent l’impression que le match se joue davantage dans les échanges verbaux que dans la circulation du ballon. Une situation frustrante pour les joueurs, mais aussi pour le public, venu assister à un spectacle rythmé et engagé.

L’impact sur la physionomie des rencontres est réel. Des matchs qui auraient pu basculer sur un tempo élevé s’enlisent dans un faux rythme, favorisant parfois les équipes les plus attentistes. La créativité s’en trouve limitée, les transitions rapides se raréfient et l’intensité globale baisse, au détriment de l’attractivité du tournoi.

Si l’objectif des arbitres reste de faire respecter les règles et d’assurer l’équité, beaucoup estiment qu’un meilleur équilibre est nécessaire. Une communication plus concise, une gestion plus fluide des situations litigieuses et une volonté de préserver la continuité du jeu pourraient contribuer à redonner à cette CAN 2025 le rythme et la vivacité attendus.

Car au-delà des décisions, le football reste avant tout un jeu de mouvement. Et dans une compétition de ce niveau, chaque minute perdue est une émotion en moins pour les joueurs comme pour les supporters.

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