Quand l’arbitrage, la VAR et les lobbies tuent l’esprit de la Coupe d’Afrique
Une compétition confisquée, une CAF discréditée
Le Maroc au centre d’une CAN controversée
La CAN 2025 restera, sans conteste, comme la plus mauvaise organisation de l’histoire des compétitions africaines. Une édition marquée par des dysfonctionnements graves, des décisions contestables et un silence complice des instances censées protéger l’intégrité du football africain.
Ce qui devait être une grande fête panafricaine s’est transformé en un symbole de dérive institutionnelle. Arbitrage orienté, utilisation opaque de la VAR, désignations controversées, pression permanente : tout donne le sentiment que rien n’a été laissé au hasard, sauf l’équité sportive.
Le plus grave reste le manque de sécurité flagrant dont a été victime l’équipe du Sénégal lors de la finale face au pays organisateur. Une situation inacceptable à ce niveau de compétition, qui met en danger des joueurs professionnels et ternit l’image du continent.
Pendant ce temps, personne ne parle, personne ne critique. La CAF se mure dans le silence, alors même que la suspension de Samuel Eto’o pour quatre ans, assortie d’une amende de 20 000 dollars, soulève de nombreuses interrogations sur la cohérence et l’impartialité des décisions disciplinaires.
Le Maroc, pays organisateur, est aujourd’hui au cœur de toutes les controverses. À travers cette CAN, c’est la crédibilité même du projet de développement du football africain qui est remise en cause. Gagner une Coupe d’Afrique doit être le fruit du mérite sportif, pas celui des lobbies, des calculs et des arrangements de coulisses.
Les supporters africains, eux, ont payé le prix fort. Frustration, colère, sentiment d’injustice : le public a souffert le martyr, trahi par ceux qui avaient le devoir de garantir une compétition juste et transparente.
Il est temps que les fédérations africaines prennent leurs responsabilités. L’heure n’est plus aux compromissions, mais à l’unité et au courage. Dire non à ces pratiques ignobles, c’est défendre l’avenir du football africain. Sans sursaut collectif, la CAF continuera de s’enfoncer, et avec elle, la crédibilité de nos compétitions.
Par Mamadou Camara
Journaliste
Kaolack
