CAN au Maroc, CAF et FIFA au banc des accusés : trop, c’est trop !
Le football mondial est aujourd’hui au pied du gouffre. Ce qui devait rester un sport de passion, de justice et de mérite est progressivement transformé en un champ de manœuvres obscures, dominé par des lobbies, des décisions arbitraires, des suspensions sélectives et une discrimination à peine voilée.
De hauts responsables du football africain et mondial ne remplissent plus leurs missions. Pire, ils trahissent l’esprit du jeu. La récente Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc restera dans les mémoires non pas pour la beauté du football, mais pour la somme d’injustices flagrantes subies par plusieurs sélections africaines.
Le Mali, le Cameroun, la Tanzanie, le Nigeria, et bien d’autres nations ont payé le prix fort d’un système partial. Des matchs biaisés, une VAR à géométrie variable, parfois imaginaire, des décisions arbitrales scandaleuses, toujours au détriment des mêmes. Et que dire du manque criant de sécurité pour les équipes adverses ?
Des faits graves ont été observés :
des ramasseurs et stewards s’appropriant les serviettes des joueurs adverses,
des comportements hostiles et provocateurs,
une atmosphère peu sécurisante pour les équipes visiteuses.
Ces gestes ignobles, indignes d’une compétition continentale, ne méritaient-ils pas des sanctions exemplaires ? Pourtant, la CAF et la FIFA ont tout vu. Elles ont vu… et se sont tues.
Pourquoi alors ce silence coupable ?
Pourquoi aucune sanction contre le pays organisateur ?
Pourquoi toujours deux poids, deux mesures ?
Il est désormais urgent que les fédérations africaines de football victimes de ces injustices organisent une large concertation. L’Afrique doit parler d’une seule voix. Elle doit sanctionner la CAF et la FIFA à sa manière, par des décisions fortes et courageuses.
Ne pas participer à une CAN ou à une Coupe du monde n’est pas la fin du monde.
La dignité, la justice et l’équité valent plus que des trophées vidés de leur sens.
Les pays africains doivent former un bloc, un front commun, pour dire STOP.
Stop à l’injustice.
Stop à l’hypocrisie.
Stop au mépris du football africain.
Le football n’appartient ni aux lobbies ni aux puissants.
Il appartient aux peuples, aux joueurs, à l’Afrique.
Aujourd’hui, le silence serait une complicité.
Il est temps de mettre fin à l’injustice et de sauver le football africain des fossoyeurs qui le détruisent de l’intérieur.
Par Mamadou Camara
Journaliste
Camou Communication
Kaolack
