CAN : Quand des journalistes sénégalais tournent le dos à l’unité nationale

On comprend aujourd’hui pourquoi certains journalistes et reporters méritent le respect de la nation, tandis que d’autres s’illustrent malheureusement par des prises de position indignes.

Durant toute la Coupe d’Afrique des Nations, des voix se sont élevées sur les plateaux pour critiquer, parfois violemment, les autorités étatiques, la Fédération sénégalaise de football, le staff technique et même les joueurs, souvent sans maîtriser ni les lois du jeu ni les règlements du football.

Cette attitude interroge. Comment peut-on se permettre de juger, de dramatiser et de jeter le discrédit sur des institutions et des hommes qui ont porté haut les couleurs nationales, alors même que le pays vivait un moment de fierté collective ? Plus la compétition avançait, plus certains commentateurs exposaient leurs limites, leur incompétence et parfois une jalousie à peine voilée. À les écouter ou les regarder, on en venait parfois à sourire, tant les analyses semblaient déconnectées de la réalité du terrain.

Il est profondément regrettable de voir des journalistes sénégalais tenir des propos déstabilisateurs, parfois en complicité avec des individus qui n’ont jamais touché un ballon, encore moins compris les exigences du haut niveau. Cette presse qui cherche en permanence à nuire oublie que, dans leurs propres milieux professionnels, existent des réalités bien plus critiquables, que les citoyens, par grandeur et sens des responsabilités, préfèrent souvent taire.

Comment, après une victoire nationale, peut-on tenter de salir des autorités et une Fédération qui se sont sacrifiées pour offrir aux joueurs des conditions de préparation et de performance exemplaires ? Aujourd’hui, force est de constater que de nombreux Sénégalais ne se reconnaissent plus dans ces discours. Pendant que la nation jubilait, certains cherchaient à déstabiliser, à semer le doute et à saper l’unité nationale.

C’est indigne. C’est honteux. Avant tout, ces journalistes doivent se rappeler qu’ils sont Sénégalais. Ils gagneraient à s’inspirer de leurs confrères camerounais, maliens, nigériens, ivoiriens ou marocains qui, lorsqu’il s’agit de l’essentiel, savent défendre l’unité nationale et valoriser l’image de leurs institutions.

Félicitations à l’État du Sénégal, au ministre des Sports, aux membres de la Fédération sénégalaise de football, au staff technique, aux braves Lions de la Teranga, ainsi qu’aux valeureux supporters du 12ᵉ Gaïndé, d’Allez Casa et de Lébou Gui. Mention spéciale à El Hadji Ousdeynou Diouf, dont l’engagement a contribué à rehausser l’image du Sénégal.

Ils ont honoré le drapeau national.

Contrairement à certains journalistes qui semblent réagir par haine ou rancune envers les autorités et les institutions, au détriment de l’intérêt supérieur de la nation. Chaque jour, cette presse accumule revers et discrédit, pendant que le peuple, lui, retient l’essentiel : la fierté, l’unité et la victoire.

Mamadou Camara, journaliste

Kaolack

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