Sénégal-Kaolack : les travailleurs du Cadre de Vie au bord de la rupture Le Chef de l'Etat et le Premier ministre sont alertés

Trois mois sans salaires, mais un sens du devoir intact

À Kaolack, les agents du Cadre de Vie vivent une situation sociale alarmante. Pères et mères de famille, jeunes filles et garçons qui gagnent leur vie à la sueur de leur front, ils seraient restés trois mois sans percevoir leurs salaires, plongeant de nombreux foyers dans une précarité inquiétante.

Malgré cette épreuve difficile, ces travailleurs continuent, jour après jour, d’assurer leurs missions sur le terrain. Nettoyage, assainissement et protection de l’environnement : leur engagement quotidien témoigne d’une conscience professionnelle exemplaire, digne d’être saluée.

Ils seraient près d’une centaine d’agents à Kaolack concernés par cette situation. À bout de souffle, certains envisagent désormais de manifester leur désarroi, non par provocation, mais pour faire entendre une souffrance devenue trop lourde à porter.

Trois mois sans salaire, c’est l’impossibilité de payer la scolarité des enfants, d’assurer la dépense quotidienne ou encore de faire face aux frais médicaux en cas de maladie. À cela s’ajoute la lenteur dans l’effectivité de la Couverture Maladie Universelle (CMU), alors même que, selon les agents, toutes les formalités administratives ont été dûment accomplies.

Face à cette situation, le Chef de l’État, le Premier ministre et la hiérarchie compétente sont interpellés. Les agents contractuels de l’environnement appellent les autorités à un règlement urgent de leur situation, afin de restaurer leur dignité et leur permettre de continuer à servir la communauté dans des conditions humaines et justes.

Car servir l’État ne devrait jamais rimer avec oubli ni abandon.

Par Mamadou Camara, Journaliste

Kaolack

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