Maitre de cérémonie : entre rigueur , sobriété et professionnalisme Pape Faye est une référence

Être maître de cérémonie lors d’événements solennels — réception des Lions, cérémonies officielles, rencontres politiques — ne se résume ni à occuper l’espace, ni à se mettre en scène. C’est une fonction exigeante, qui impose retenue, maîtrise et sens élevé de la responsabilité.

 

Un maître de cérémonie qui vend son image, parle à l’excès jusqu’à l’ennui, multiplie le garawalé ou lance des piques indirectes, s’éloigne de l’essence même de son rôle. Maître de cérémonie ne veut pas dire woyane. Encore moins agitation permanente ou démonstration inutile d’éloquence.

 

À l’inverse, Pape Faye incarne aujourd’hui le bon profil. Sa forte personnalité, sa voix puissante et bien posée, sa capacité à aller à l’essentiel et à défendre ses propos avec des arguments solides font la différence. Il maîtrise le temps, comprend les enjeux de chaque instant et sait exactement ce qu’il fait.

 

Au-delà du maître de cérémonie, Pape Faye est aussi un acteur culturel accompli. Il possède une connaissance fine des réalités culturelles sénégalaises, un profond respect des symboles, des traditions et des valeurs qui fondent notre société. Son sens de la parole publique, sa capacité à adapter son discours aux contextes culturels et institutionnels, ainsi que son attachement à la transmission et à la valorisation du patrimoine immatériel, renforcent sa crédibilité. Il ne parle pas pour se faire entendre, mais pour donner du sens, élever le débat et mettre en valeur l’événement et ses acteurs.

 

Être maître de cérémonie ne signifie ni crier, ni verser dans ce que l’on pourrait appeler un arwatane intellectuel. C’est un art qui s’apprend, se cultive et se perfectionne dans le milieu de la communication, au-delà même du don de Dieu. Le talent seul ne suffit pas ; la discipline, la préparation et le sens du contexte sont indispensables.

 

En définitive, le vrai maître de cérémonie est celui qui sert l’événement, respecte le public, valorise l’institution et contribue, par sa posture et sa parole, à l’élévation culturelle et citoyenne de la cérémonie.

 

Être maître de cérémonie, ne signifie pas être thuriferaire

 

Mamadou Camara, journaliste/Communicant

 

Kaolack

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