Lettre ouverte au Président de la République et au Premier ministre du Sénégal sur la situation des agents du Cadre de Vie

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier ministre,

À la suite de votre avènement au pouvoir, vous avez solennellement affirmé votre volonté d’impliquer les citoyens dans le développement du Sénégal. En dehors de ma mission de journaliste, il est de mon devoir, en tant que citoyen engagé, de relayer et de rappeler les préoccupations profondes des populations sénégalaises.

Nous n’hésitons jamais à faire remonter des informations provenant des différentes contrées du pays, qu’il s’agisse de la situation du monde rural, du secteur informel ou encore de la prise en charge médicale des populations les plus vulnérables. Nos alertes ne s’inscrivent nullement dans une logique de nuisance, de dénigrement ou de discrédit.

Au contraire, elles visent à accompagner l’action publique, afin que les autorités, directeurs généraux et responsables investis de charges publiques puissent pleinement appliquer les valeurs du don de soi pour la patrie, conformément à l’esprit du « jub, jubal, jabanti ».

Aujourd’hui, une situation préoccupante mérite une attention urgente. Des pères et mères de famille, engagés quotidiennement pour un cadre de vie sain et un environnement propre, n’auraient pas perçu leurs salaires depuis près de trois mois. Pourtant, malgré ces difficultés, ils n’ont jamais baissé les bras. Ils continuent de servir la nation avec rigueur, discipline et engagement.

Ces travailleurs, souvent exposés à la poussière et à des conditions pénibles, assurent une mission essentielle pour la santé publique et la dignité de nos villes. Ils attendent légitimement, au nom du jub, jubal, jabanti, des solutions rapides et concrètes afin de retrouver une vie décente.

La souffrance est réelle. Certains n’arrivent plus à assurer la dépense quotidienne, la prise en charge médicale ou la scolarité de leurs enfants. Ces hommes et ces femmes sont des soutiens de famille qui ne disposent que de leurs salaires pour subvenir aux besoins essentiels.

Monsieur le Président de la République, vous qui êtes reconnu pour votre attachement aux citoyens et votre combat constant contre les injustices et la discrimination sociale, ces jeunes – dont de nombreuses femmes – qui inhalent quotidiennement la poussière pour garantir un environnement sain ne doivent pas être oubliés.

Cette interpellation se veut respectueuse, responsable et citoyenne.

NB : Cet article n’a pas pour vocation de dénigrer, de diaboliser ou de verser dans l’invective ou la diatribe. Il vise simplement à rappeler la souffrance silencieuse de dignes fils et filles de la nation.

Aujourd’hui plus que jamais, le journaliste demeure un lanceur d’alerte au service de l’intérêt général.

 

Par Mamadou Camara

Journaliste – Communicant

Diplômé d’un Master 2

Kaolack

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comment 2 commentaires
  • Alassane deme

    Merci beaucoup Camou tu as dit vrai c’est ça le rôle d,un communicant

    • Dimé

      Tu bien dit les choses. Excellent article qui doit etre suivi d’effet. Vraiment cest très bien dit. Bravo Camou.

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