Après la révocation de son bracelet électronique, l’ancien ministre conteste devant la Cour suprême la décision de son placement sous mandat de dépôt
L’affaire Prodac continue de tenir en haleine l’opinion publique sénégalaise. Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une bataille judiciaire intense. Inculpé pour association de malfaiteurs, escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux, il est soupçonné d’irrégularités financières dans le cadre du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac).
Après avoir bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique, la Chambre d’accusation a décidé, à la demande du procureur, de révoquer cette mesure et d’ordonner un mandat de dépôt à son encontre. Une décision qui marque une escalade significative dans ce dossier déjà très médiatisé.
La défense de Pape Malick Ndour n’a pas tardé à réagir en saisissant la Cour suprême en pourvoi en cassation, suspendant provisoirement l’exécution du mandat de dépôt. Les avocats plaident notamment des irrégularités de procédure et demandent que leur client puisse continuer à se défendre en liberté.
Pour les observateurs, cette nouvelle étape illustre la complexité du système judiciaire sénégalais et met en lumière les défis de transparence et de lutte contre la corruption dans la gestion des fonds publics. Le dénouement de cette affaire, très attendu, pourrait intervenir dans les semaines à venir et reste scruté par l’opinion et les acteurs politiques.
