Par Iba Sène
Dialègne – Kaolack
Le Sénégal a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour son développement. Un Sénégal juste, souverain et prospère profite à l’ensemble des populations, toutes obédiences confondues.
Le 24 mars 2024, le peuple sénégalais a opéré un choix historique en confiant la gestion de son destin à une nouvelle équipe. Un geste fort, lourd de sens. Un signal clair adressé aux populations longtemps victimes d’injustices, d’inégalités et d’une exploitation systémique. Ce vote a constitué un coup d’arrêt net à un système inique et cynique dont l’unique objectif était de freiner le développement de pays comme le nôtre.
Ce choix souverain a provoqué un véritable séisme politique, plongeant les nostalgiques d’un mode de gestion laxiste, gabegique et corrompu dans une panique et un désarroi sans précédent. Le temps du « tokk mouy ndox », de l’argent facile et de l’impunité, est désormais révolu.
Face à cette nouvelle réalité, certains acteurs déconnectés de la dynamique populaire ont élaboré une stratégie fondée sur la diabolisation systématique des autorités, la remise en cause de leur compétence et, plus grave encore, l’appel à un soulèvement visant le renversement d’un pouvoir démocratiquement élu. Le principal artisan de cette victoire historique est ainsi devenu la cible d’attaques incessantes et de calomnies.
Une campagne médiatique outrancière, marquée par un nihilisme inédit, s’emploie à nier méthodiquement les efforts et les réalisations enregistrés dans plusieurs secteurs clés : baisse des prix des denrées de première nécessité, du carburant et de l’électricité ; élargissement de l’indemnité de logement aux agents de la fonction publique ; relance d’unités industrielles comme la SONACOS ; résorption d’abris provisoires ; recrutement massif d’enseignants ; création d’établissements scolaires à Sédhiou et Kaffrine ; implication de l’armée pour pallier le désert médical dans certaines zones périphériques ; électrification rurale ; avancées notables dans l’agriculture ; investissements de la DER ; reconduction et élargissement des bourses familiales ; poursuite des infrastructures routières et sanitaires ; paiement de dettes ; modernisation de l’administration ; promotion de la transparence dans la gestion des affaires publiques, sans oublier l’organisation réussie de la CAN.
Malgré ces signaux positifs, certains persistent à peindre un tableau alarmiste, allant jusqu’à appeler à un renversement du régime avant l’échéance du mandat. Ces discours ne doivent pas être pris à la légère. Ils émanent de cercles disposant de relais dans les médias, les milieux intellectuels, politiques, économiques, voire dans des réseaux extérieurs peu favorables aux intérêts du Sénégal.
Pourtant, le Sénégal n’est pas en crise. Il est en pleine mutation. Il s’engage dans des transformations profondes visant à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Ces changements de paradigmes politiques, économiques et culturels déroutent les marchands d’illusions, incapables de s’adapter à une gouvernance fondée sur la rupture, la responsabilité et la reddition des comptes.
La chape de plomb qui verrouillait le savoir a sauté. L’information est désormais accessible, et une nouvelle jeunesse citoyenne, consciente, engagée et décomplexée, est en train de redessiner le visage du pays. Le contrôle citoyen s’impose comme une réalité, donnant enfin tout son sens au vote et renforçant la démocratie sénégalaise.
Le Sénégal est un patrimoine commun. Il nous appartient à tous. Sa stabilité, son progrès et son avenir exigent responsabilité, lucidité et engagement collectif, loin des calculs politiciens et des prophéties de malheur.

Mouhamadou falilou ngom
Bien analyser