Plainte pour faux et tentative d’escriquerie à jugement : Mame Mbaye Niang vuse Sonko et deux ministres

Une nouvelle bataille judiciaire autour du dossier PRODAC

Une nouvelle séquence judiciaire s’ouvre dans le feuilleton opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko.

Lors d’une conférence de presse, le collectif des avocats de l’ancien ministre a annoncé le dépôt d’une plainte visant le Premier ministre, ainsi que Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, et Yassine Fall, ministre de la Justice.

La plainte, enregistrée le 30 janvier 2026 auprès du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, porte notamment sur des accusations de faux, usage de faux, association de malfaiteurs et tentative d’escroquerie à jugement.

Au cœur du différend : le rapport sur le PRODAC

L’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par Ousmane Sonko en novembre 2022. À l’époque, il avait affirmé que Mame Mbaye Niang avait été mis en cause par un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) concernant la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC).

S’estimant diffamé, l’ancien ministre avait saisi la justice, soutenant qu’aucun rapport définitif ne l’avait incriminé durant sa période de tutelle technique du programme, entre 2014 et 2017.

Au cours de la procédure, Ousmane Sonko avait évoqué un lapsus, précisant qu’il s’agissait en réalité d’un document émanant de l’Inspection générale des finances (IGF). Il avait également indiqué pouvoir produire des éléments à l’appui.

La procédure en diffamation s’était conclue par une condamnation devenue définitive, après confirmation en appel puis par la Cour suprême.

Une contestation autour d’un « pré-rapport »

Selon les avocats de Mame Mbaye Niang, le document invoqué ne constituait pas un rapport définitif mais un pré-rapport issu d’une mission de vérification inachevée. Ils soutiennent que ce document aurait été ultérieurement validé afin d’être présenté comme pièce nouvelle dans le cadre d’une demande de révision du procès.

Pour le collectif, la validation d’un document non finalisé pourrait caractériser un faux intellectuel. Ils estiment que sa production devant une juridiction dans le cadre d’une procédure de révision viserait à induire la justice en erreur.

Les avocats considèrent ainsi que les faits pourraient relever des infractions prévues par le Code pénal, notamment le faux, l’usage de faux, l’association de malfaiteurs et la tentative d’escroquerie à jugement.

Un dossier à fort enjeu politique

Cette nouvelle plainte relance un contentieux déjà très politisé et intervient dans un contexte institutionnel sensible, Ousmane Sonko occupant désormais les fonctions de chef du gouvernement.

L’affaire pourrait donner lieu à de nouveaux développements judiciaires dans les prochaines semaines, alors que les positions restent diamétralement opposées entre les parties.

Il est bon de rappeler que : Amadou Ba était,  à l’ époque, le premier ministre

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