Le Syndicat Autonome pour le Développement de l’Éducation et de la Formation (SADEF), section de Kaolack, est monté au créneau pour condamner les retenues opérées sur les salaires du mois de février. Dans une déclaration ferme, son Secrétaire général, Abdoulaye Ndoye, parle d’« abus inacceptable » et accuse les autorités de ne pas avoir respecté les dispositions de la loi 61-33 encadrant le droit de grève.
Tout en reconnaissant que l’exercice du droit de grève peut entraîner des conséquences salariales, le SADEF estime que celles-ci doivent s’appliquer dans le strict respect des textes en vigueur. Selon le syndicat, les ponctions effectuées ne seraient pas conformes aux prescriptions légales, d’où sa vive protestation.
Le SADEF rappelle par ailleurs avoir observé une trêve de deux années sans mouvement d’humeur. Une posture que l’organisation qualifie de « responsable et patriotique », destinée à permettre aux nouvelles autorités de s’installer et d’engager les réformes annoncées, notamment dans le secteur de l’éducation.
Le syndicat rejette également toute tentative de « manipulation de l’opinion » visant à présenter ses revendications comme excessives ou irréalistes. D’après Abdoulaye Ndoye, les doléances portent essentiellement sur des droits jugés légitimes, en particulier la gestion de la carrière des enseignants et la réforme du système de retraite, conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Déterminé à poursuivre son combat, le SADEF affirme ne pas céder aux « menaces » ni aux « ponctions arbitraires à visée dissuasive ». L’organisation réaffirme son engagement à défendre la dignité des enseignants, à préserver leurs acquis et à exiger le respect scrupuleux de la loi.
Pour le syndicat, cette lutte s’inscrit dans une dynamique plus large visant l’avènement d’un système éducatif plus équitable, plus performant et davantage respectueux de ses acteurs.
Source : Page officielle Facebook
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
