Dans un contexte politique marqué par des recompositions et des luttes d’influence, Bougar Diouf, leader de l’UPS, hausse le ton et alerte sur ce qu’il considère comme des pratiques préoccupantes au sein de la coalition soutenant le Président Bassirou Diomaye Faye.
Sans détour, il met en cause Aminata Touré, qu’il accuse de mener des démarches parallèles susceptibles de fragiliser la cohésion interne. Selon ses propos, des initiatives discrètes auraient été engagées en direction de certains responsables et militants, dans une logique qui relèverait davantage d’un positionnement personnel que d’un engagement collectif.
Pour Bougar Diouf, ces agissements — s’ils sont avérés — ne peuvent être considérés comme anodins. Il estime qu’ils introduisent un risque réel de division au sein de la coalition et peuvent, à terme, compromettre la stabilité et l’efficacité de l’action politique.
Tout en reconnaissant que les dynamiques internes sont inhérentes à toute organisation politique, il insiste sur la nécessité d’un minimum de transparence et de loyauté entre les acteurs. À ses yeux, toute stratégie menée en dehors des cadres clairement établis doit être interrogée.
Sa sortie sonne ainsi comme un avertissement : face à des initiatives perçues comme ambiguës, la vigilance s’impose. Pour lui, la solidité d’une coalition ne peut reposer ni sur des calculs individuels ni sur des démarches informelles, mais sur une ligne claire, assumée et partagée.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
