Huit mois d’attente, absence d’outils pédagogiques, retard académique et interrogations sur une enveloppe de 250 000 FCFA : les étudiants dénoncent des conditions d’études jugées inacceptables.
:::writing{variant= »document » id= »58271″} Les étudiants de l’Espace Numérique Ouvert (ENO) de l’Université Cheikh Amidou Kane de Kaolack sont montés au créneau pour dénoncer les nombreuses difficultés qui entravent leur parcours universitaire.
Par la voix de leur porte-parole, Babacar Guèye, étudiant en Sciences politiques, ils ont exprimé un profond sentiment d’inquiétude face à une situation qu’ils jugent alarmante.
« Depuis huit mois, les étudiants orientés à l’ENO se sentent délaissés et abandonnés alors qu’ils ont pleinement droit à l’éducation. Notre avenir est compromis et notre dignité est menacée », a déclaré Babacar Guèye.
Les étudiants déplorent notamment l’absence des outils de travail indispensables à leur formation. Ils affirment n’avoir toujours pas reçu le matériel pédagogique nécessaire à leur apprentissage, malgré les promesses qui leur avaient été faites.
Ils s’interrogent également sur la gestion d’une enveloppe de 250 000 FCFA qui aurait été allouée à chaque étudiant. « À ce jour, aucune explication claire ne nous a été fournie sur l’utilisation de ces fonds, alors que nous continuons d’étudier dans des conditions extrêmement difficiles », regrettent-ils.
Selon eux, cette situation les place dans une position d’inégalité par rapport à leurs camarades orientés dans d’autres universités du pays. « Alors que nos camarades poursuivent normalement leur second semestre, nous sommes toujours bloqués sans avancée académique. Cette situation crée une discrimination flagrante entre des étudiants d’un même pays, entrés à l’université la même année et bénéficiant pourtant des mêmes droits », dénoncent-ils.
Les étudiants s’interrogent également sur l’allongement de la durée de leur cursus. « Pourquoi une licence qui devrait durer trois ans risque-t-elle de s’étendre à quatre ans ? À qui profite cette situation ? », questionnent-ils.
Par ailleurs, ils dénoncent plusieurs dysfonctionnements au sein de l’Université Cheikh Amidou Kane de Kaolack, notamment les lenteurs administratives, le non-respect récurrent des calendriers académiques, les retards dans le déroulement des cours ainsi que l’absence de réponses concrètes à leurs préoccupations.
« Nous ne demandons aucun privilège. Nous réclamons simplement le respect de nos droits », insiste le porte-parole des étudiants.
Les étudiants disent vouloir poursuivre leurs études dans des conditions normales et obtenir leurs diplômes dans les délais prévus afin de contribuer efficacement au développement économique et social du Sénégal.
Ils lancent ainsi un appel aux autorités compétentes : « Les étudiants de l’ENO de Kaolack méritent un traitement équitable au même titre que tous les autres étudiants des universités sénégalaises. L’avenir d’une nation repose sur la qualité de son système éducatif. Négliger ces étudiants, c’est compromettre l’avenir de demain. »
Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue, les étudiants exigent des réponses claires, des solutions concrètes et des mesures urgentes face à une situation qu’ils jugent de plus en plus préoccupante.
« Notre patience a des limites, mais notre détermination reste intacte jusqu’à la satisfaction de nos revendications », conclut Babacar Guèye au nom des étudiants de l’ENO de Kaolack.
Mamadou Camara Journaliste – Camou Communication Kaolack :::
