Le débat sur la dette publique du Sénégal se poursuit après les conclusions du cabinet international Forvis Mazars, chargé par l’État d’évaluer l’endettement entre 2018 et 2024. Ce travail a permis de réviser à la hausse le ratio dette/PIB, mais son rapport complet n’a jamais été rendu public, alimentant les interrogations.
Lors d’une conférence de presse le 25 juin à Washington, la directrice de la communication du Fonds monétaire international (FMI), Julie Kozack, a salué les réformes engagées par les autorités sénégalaises. Elle a toutefois estimé que des mesures supplémentaires restaient nécessaires, notamment le recours à un nouvel audit réalisé par un cabinet international privé, la finalisation de l’audit des arriérés de paiement et le renforcement des contrôles budgétaires.
Cette recommandation a suscité des interrogations sur la portée du rapport de Forvis Mazars. Toutefois, le FMI n’a formulé aucune critique publique à l’encontre du cabinet. Les chiffres issus de son travail continuent d’ailleurs de servir de référence dans les documents officiels du ministère des Finances.
Selon les éléments disponibles, la proposition d’un nouvel audit vise avant tout à renforcer la crédibilité et la transparence du processus, dans un contexte où la question de la dette dite « cachée » demeure au cœur du débat public.
