Financement des GIE féminins de Kaolack : le Chef de la zone centre du Fongip apporte des précisions et réfute les accusations de  » trahison « 

Kaolack – Au lendemain de la sortie médiatique des responsables des 15 Groupements d’intérêt économique (GIE) féminins représentant les 14 communes du département de Kaolack, le chef de la zone Centre du FONGIP, Sérigne Bassirou Ngom, est monté au créneau pour apporter des précisions sur le processus de financement et répondre aux accusations visant l’institution.

Pour rappel, les représentantes des 15 GIE avaient dénoncé ce qu’elles qualifiaient de « trahison » de Mme Ndèye Fatou Mbodji, responsable du FONGIP, estimant que les engagements pris en faveur de leurs groupements n’avaient pas été respectés. Elles avaient notamment exprimé leur incompréhension après la remise symbolique de chèques à Dialègne, qui avait marqué le lancement officiel de la procédure de financement en partenariat avec PAMECAS, avant que plusieurs dossiers ne soient finalement rejetés.

Sérigne Bassirou Ngom a tenu à clarifier les responsabilités de chaque acteur. Selon lui, le FONGIP ne finance pas directement les bénéficiaires, mais intervient exclusivement comme structure de garantie afin de faciliter l’accès au crédit auprès des institutions financières.

Il a rappelé que le FONGIP avait effectivement mis à disposition une enveloppe de 150 millions de FCFA destinée à garantir les financements sollicités. Toutefois, il précise que PAMECAS reste entièrement libre dans l’instruction et la validation des dossiers, conformément à ses critères d’analyse du risque.

Le responsable du FONGIP explique que sur les 15 GIE concernés, 14 avaient déposé une caution d’un million de FCFA, tandis qu’un seul groupement ne l’avait pas fait. Parmi ces 14 dossiers, quatre seulement ont été validés, pour des montants compris entre 2,5 millions et 3 millions de FCFA. En cours de procédure, un autre GIE a décidé de retirer sa caution.

Concernant les huit dossiers rejetés, PAMECAS aurait conclu, à l’issue de ses investigations, que les groupements ne présentaient pas les garanties nécessaires. La banque évoque notamment l’absence d’activités économiques réelles, condition pourtant essentielle pour apprécier la capacité de remboursement.

Sérigne Bassirou Ngom souligne qu’un GIE doit présenter une activité économique unique, clairement identifiée, sur laquelle repose toute l’analyse financière. Il indique également que PAMECAS a effectué des visites de terrain et des enquêtes afin de vérifier la domiciliation, les sièges et les activités des différents groupements. Selon lui, ces vérifications ont révélé que la plupart des GIE candidats ne disposaient pas d’activités effectives, ce qui a motivé le rejet de leurs demandes de financement.

À travers cette mise au point, le chef de la zone Centre du FONGIP entend battre en brèche les accusations formulées contre l’institution et sa représentante locale, tout en rappelant que la décision finale d’octroi des crédits relève exclusivement de l’institution financière partenaire.

Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication

Kaolack

Source : Sud FM Kaolack.

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