Le lancement de la vente des cartes de membre de PASTEF révèle un phénomène politique qui mérite une attention particulière. Parmi les personnes venues adhérer, on remarque la forte présence de personnes du troisième âge, notamment de nombreuses vieilles dames. À leurs côtés, des femmes et des jeunes participent également à cette dynamique.
Le plus marquant n’est pas seulement leur déplacement pour acheter une carte. Après leur adhésion, beaucoup choisissent d’afficher publiquement leur carte ou leur bracelet PASTEF sur les réseaux sociaux, assumant pleinement leur engagement. À un âge où la plupart recherchent avant tout la tranquillité, elles décident pourtant de prendre position publiquement en faveur d’un projet politique.
Cette attitude est riche de sens. Elle traduit une adhésion fondée sur la conviction plutôt que sur un intérêt personnel. Ces femmes et ces hommes n’attendent ni privilège ni récompense. Ils placent simplement leur confiance dans un idéal et dans une vision qu’ils espèrent bénéfique pour le Sénégal.
Sur le plan politique, ce phénomène envoie un message fort. Lorsqu’un mouvement réussit à mobiliser à la fois les personnes du troisième âge, les femmes et les jeunes, il démontre sa capacité à rassembler bien au-delà de son noyau militant.
Une telle confiance crée aussi une immense responsabilité. Les dirigeants et les responsables du parti, à tous les niveaux, doivent être conscients que cet engagement est un véritable capital politique et moral. Décevoir ces femmes, ces hommes et ces jeunes qui affichent publiquement leur adhésion reviendrait à trahir une confiance librement accordée.
L’engagement de ces citoyens rappelle enfin qu’en politique, la plus grande richesse n’est pas le nombre de cartes vendues, mais la confiance que des femmes et des hommes ordinaires choisissent d’accorder à un projet. Cette confiance se mérite, se protège et se respecte.
Par Mamadou Camara
Journaliste – Kaolack
