Déclaration de patrimoine : Guy Marius Sagna dénonce une « incohérence juridique  » dans l’amendement proposé

Le député Guy Marius Sagna hausse le ton contre l’amendement proposé par le pouvoir exécutif visant à modifier l’article 37 de la Constitution. Cette initiative entend notamment étendre les dispositions relatives à la déclaration de patrimoine au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

Dans une réaction, le parlementaire s’interroge sur la cohérence juridique de cette modification constitutionnelle. Son principal argument porte sur l’emplacement même de l’article 37 dans la Loi fondamentale.

Guy Marius Sagna rappelle en effet que cet article figure dans le Titre III de la Constitution, consacré au « Président de la République ». Dès lors, il estime que l’introduction de dispositions visant d’autres hautes autorités de l’État, notamment le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre, pose une question de cohérence dans l’architecture constitutionnelle.

Le député va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une démarche relevant de la « petite politique politicienne ». Pour lui, une modification de la Constitution doit être juridiquement rigoureuse et ne devrait pas laisser subsister une telle incohérence dans la structuration du texte fondamental.

Cette sortie intervient dans un contexte où la déclaration de patrimoine demeure au cœur des débats sur la transparence, la reddition des comptes et la bonne gouvernance au Sénégal. Au-delà de la question politique, la controverse soulève donc un débat plus large sur la méthode à privilégier lorsqu’il s’agit de renforcer les mécanismes de contrôle applicables aux plus hautes autorités de l’État.

Fidèle à son ton militant, Guy Marius Sagna conclut son message par une formule devenue emblématique de son discours : « Gardons le balai révolutionnaire ! Le Sénégal va être nettoyé. L’Afrique va être nettoyée. »

Une déclaration qui relance ainsi le débat sur la portée de l’amendement envisagé et, surtout, sur la nécessité de préserver la cohérence juridique de la Constitution dans toute réforme touchant aux obligations des responsables publics.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication – Kaolack

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