En pleine session extraordinaire de l’Assemblée nationale, la question de la déclaration et de la publication du patrimoine des hautes autorités de l’État connaît une nouvelle évolution.
Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a déposé en commission un amendement visant à élargir l’obligation de publication des déclarations de patrimoine au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
Jusqu’ici, la Constitution prévoit cette obligation de publication pour le président de la République. L’amendement proposé dans le cadre de la modification de l’article 37 entend désormais étendre cette disposition aux deux autres principales autorités de l’État.
Le texte proposé précise que « les dispositions du présent article sur la déclaration de patrimoine sont applicables au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre ».
Cette initiative intervient alors que les députés examinent la réforme de l’article 37 de la Constitution, qui doit notamment préciser les modalités de déclaration du patrimoine à l’entrée et à la cessation des fonctions.
Réagissant à cette évolution, le député Amadou Ba estime qu’aucune excuse ne serait désormais recevable. Il appelle les députés de Pastef à soutenir, en plénière, la déclaration et la publication du patrimoine du président de la République, du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, aussi bien à leur prise de fonction qu’à leur départ.
Au-delà de la bataille politique, cette réforme pose une question centrale : comment renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques et garantir que les principales autorités de l’État soient soumises aux mêmes exigences de reddition de comptes ?
Si l’amendement est adopté, les trois principales institutions de l’exécutif et du Parlement seraient ainsi concernées par une obligation élargie de déclaration et de publication du patrimoine.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication – Kaolack
