En séance plénière, les députés de Pastef sont appelés à se prononcer, à la majorité des trois cinquièmes, sur la révision constitutionnelle visant à encadrer la déclaration et la publication du patrimoine du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, aussi bien à l’entrée qu’à la cessation de leurs fonctions.
Dès lors, l’argument d’un éventuel recours au référendum ne saurait justifier un quelconque retard dans la promulgation de la révision constitutionnelle, dès lors que celle-ci est adoptée par la majorité requise des trois cinquièmes des députés.
La question est simple : la promulgation ne coûte rien, alors qu’un référendum pourrait mobiliser plusieurs milliards de francs CFA, notamment si son résultat devait finalement conduire à la même réforme.
Il ne devrait donc être question ni de vote bloqué, ni de saisine du Conseil constitutionnel pour retarder le processus, ni de référendum inutile. La voie la plus claire et la plus cohérente est celle de la promulgation immédiate, afin de clarifier les positions, de lever les conjectures et de donner un signal fort en faveur de la transparence et de la reddition des comptes.
Sur une question aussi essentielle pour la confiance des citoyens, aucune excuse ne devrait pouvoir être invoquée pour différer la transparence.
Source : Amadou Ba, député à l’Assemblée nationale
Mamadou Camara, Journaliste
Camou Communication – Kaolack
