Dakar — La question des lotissements et attributions foncières contestés revient au premier plan du débat public. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a rappelé les mesures prises lorsqu’il était Premier ministre pour suspendre ou remettre en cause certaines opérations dont la conformité aux règles en vigueur soulevait, selon les autorités, des interrogations.
Parmi les zones citées dans les différentes mesures gouvernementales figurent notamment la VDN 3 et ses environs, Egbos, Pointe Sarène et Ndiébène Gandiole, ainsi que plusieurs secteurs de Dakar, Thiès et Saint-Louis.
D’autres dossiers fonciers ont également concerné le site des logements d’astreinte de l’ASECNA, la zone située en face de l’ANACIM, l’assiette foncière du tribunal de Guédiawaye, les espaces compris entre la plage et la route des PUD de Guédiawaye et Malika, ainsi que les abords de la station d’épuration de Guédiawaye.
Ces décisions s’inscrivaient dans une volonté affichée de revoir certaines attributions, de protéger le foncier public et de faire respecter les procédures d’urbanisme et d’aménagement du territoire.
Le dossier reste toutefois évolutif. En juillet 2026, le gouvernement a annoncé une levée progressive de certaines restrictions foncières dans les régions de Dakar, Thiès et Saint-Louis, avec des conditions visant notamment les attributaires réguliers et de bonne foi.
Au-delà des responsabilités politiques, cette situation pose une question centrale : comment distinguer les opérations effectivement irrégulières des dossiers faisant simplement l’objet d’un contentieux ou d’un réexamen administratif ?
Une clarification des procédures, des décisions prises et de la situation juridique de chaque site apparaît ainsi nécessaire pour permettre au public de disposer d’une information précise et vérifiable.
