Asc Melax : Des pionniers aux héritiers, l’histoire d’un maillot qui traversent les générations Des pionniers aux fils et neveux des anciennes gloires : Melax , une histoire de générations, de transmission et de fierté .

Kaolack — Il y a des équipes de Navétanes qui gagnent des matches et soulèvent des trophées. Et puis, il y a celles qui deviennent une partie de l’histoire d’un quartier.

L’ASC Mélax appartient à cette deuxième catégorie.

Son histoire ne se résume pas aux résultats inscrits sur une feuille de match. Elle est faite de visages, de générations, de souvenirs, de dirigeants passionnés, de joueurs talentueux, de supporters fidèles et surtout d’une formidable transmission entre les anciens et les jeunes.

De Tabangoye à Passoire, le Mélax a traversé les époques sans perdre son identité. Les maillots ont changé, les joueurs ont grandi, certains anciens ont quitté les terrains, d’autres nous ont malheureusement quittés, mais l’esprit du club a continué de se transmettre.

Et en 2026, cette histoire connaît un nouveau chapitre particulièrement symbolique : les fils, les neveux et les descendants de ceux qui ont autrefois défendu les couleurs du Mélax portent à leur tour le même maillot.

AUX ORIGINES : LE MÉLAX DE TABANGOYE

Avant de devenir une figure incontournable de Passoire, le Mélax s’inscrit dans une histoire qui remonte à Tabangoye.

Cette première période appartient aux pionniers, ces hommes qui ont consacré leur temps, leur énergie et parfois leurs propres moyens au développement de l’association sportive.

À cette époque, le Navétane était bien davantage qu’une compétition. Il représentait un espace de rassemblement, de solidarité, de fraternité et d’affirmation de l’identité du quartier.

Puis, au fil des années, le Mélax s’est progressivement enraciné à Passoire, où plusieurs générations allaient contribuer à bâtir sa réputation.

LA PREMIÈRE GRANDE GÉNÉRATION : LES PIONNIERS DU TERRAIN

Lorsqu’on évoque les premières grandes heures du Mélax, les souvenirs des anciens font émerger plusieurs figures marquantes.

Pacheco, Thierno Kosso Diané, Serge Diack, Mawdou Samb, Moussa Camara Lo, feu Seydou « Gaucher », Mame Cheikh Wane, Fine Wane, Issa Aidara et Tidiane Dramé, entre autres, ont profondément marqué cette époque.

À leurs côtés, l’encadrement technique était notamment assuré par Pape Mbaye Menoti, qui a joué un rôle important dans la conduite de cette génération.

Ils étaient jeunes, ambitieux et attachés à leur quartier. Chacun possédait son style, son caractère et sa manière de jouer. Mais tous avaient une même obsession : faire respecter les couleurs du Mélax.

Cette première génération constitue aujourd’hui une référence. Elle a posé les fondations d’une identité qui allait survivre aux années et aux changements de générations.

UNE DEUXIÈME VAGUE POUR CONSOLIDER LA LÉGENDE

Après les pionniers, une nouvelle génération a pris le relais et contribué à faire grandir la réputation de l’association.

Parmi les figures restées dans la mémoire collective, on retrouve notamment Modou Fall, dit Paolo Rossi, Sada Ngom, Badara Ngom, Sibéroi Diouf, feu Ndiole, feu Baye Aly Diagne, Giresse, Mawdo Samb, Matar Diouf, Macoura Mbaye « ABC », Cheikh Ndiaye Samb, Cheikh Samb « Tamba », le Professeur Cheikh Thiaw, Tou Dieng, Dame Diagne, Sidy Makhtar Sy , Talla Faye , Baba Gallé Ba  et Tidiane Dramé.

Une génération riche en profils et en personnalités, qui a permis au Mélax de consolider sa place dans le football populaire kaolackois.

Certains ont marqué les terrains par leurs qualités footballistiques. D’autres se sont ensuite investis dans l’encadrement, la gestion ou l’accompagnement des jeunes.

Leur point commun demeure le même : avoir contribué à faire vivre le Mélax.

DERRIÈRE LES JOUEURS, LES HOMMES DE L’OMBRE

Une grande ASC ne se construit jamais uniquement avec des footballeurs.

Derrière les équipes, il y a des dirigeants, des bénévoles, des accompagnateurs, des techniciens et des supporters qui travaillent souvent loin des projecteurs.

L’histoire du Mélax est également liée à l’engagement de plusieurs responsables et acteurs du mouvement associatif, parmi lesquels Brindisse Ndiaye, Khassoum Cissé, le député Diack, Aly Boye, Djiby Sall, feu Ngalle Mboup, Dale Diagne et Yoro Ndiaye, considéré comme l’un des pionniers de l’aventure.

D’autres figures, telles que Gomis Diagne, Abou Diack, Ndery et son frère Elimane, ont également participé, à différentes périodes, à la vie et à l’évolution de l’association.

Diriger une ASC, ce n’est pas seulement apparaître lorsque l’équipe gagne. C’est accepter les responsabilités, chercher des moyens, mobiliser les populations, supporter les critiques et rester présent lorsque les résultats ne suivent pas.

C’est aussi transmettre une vision.

Et au Mélax, cette transmission a toujours occupé une place particulière.

DES ANCIENS TOUJOURS PRÉSENTS DANS LA VIE DU CLUB

Même lorsque les crampons sont rangés, l’attachement au maillot demeure.

Beaucoup d’anciens continuent de suivre les performances de l’équipe, de conseiller les jeunes et de participer, directement ou indirectement, à la vie de l’association.

Gomis Diagne, père de feu Baye Aly, a notamment beaucoup contribué au progrès de l’ASC et demeure associé à cette histoire collective.

Cette continuité se retrouve également chez d’anciens joueurs et responsables qui observent aujourd’hui avec fierté l’émergence de la nouvelle génération.

Après la qualification du Mélax pour les demi-finales nationales de 2026, Moussa Camara Lo avait d’ailleurs salué le travail réalisé par les jeunes, rappelant que la performance actuelle était le fruit d’un travail accumulé au fil des générations.

Un message qui résume parfaitement la philosophie du club : ce que les jeunes réalisent aujourd’hui est aussi le prolongement de ce que les anciens ont construit hier.

2026 : QUAND LES HÉRITIERS PRENNENT LE RELAIS

C’est probablement l’une des plus belles images de l’histoire récente du Mélax.

En 2026, les fils de certaines anciennes figures, notamment ceux de Serge Diack, mais également les neveux de Ndiolé/Ndiolr et les descendants d’autres acteurs historiques, apparaissent à leur tour sous les couleurs de l’ASC.

Le temps a passé.

Ceux qui couraient autrefois derrière le ballon regardent désormais leurs enfants et leurs neveux défendre le même maillot.

C’est à cet instant que le football devient mémoire.

Le père raconte son époque.

Le fils écrit la sienne.

Et le quartier regarde les deux histoires se rejoindre.

Cette nouvelle génération n’est donc pas arrivée de nulle part. Elle est l’héritière d’une culture sportive construite patiemment par les anciens.

Elle reçoit un nom, une histoire et un maillot.

Mais surtout, elle reçoit une responsabilité : faire vivre l’héritage.

UNE NOUVELLE POLITIQUE DE FORMATION

Cette renaissance ne doit cependant rien au hasard.

Le Mélax a engagé un travail de structuration et de formation qui concerne plusieurs catégories, des pupilles aux seniors, en passant notamment par les benjamins, cadets et juniors.

Le directeur technique Madièye a notamment participé à cette réorganisation du dispositif technique.

L’objectif est clair : ne plus dépendre uniquement des talents venus d’ailleurs, mais former les enfants du quartier et préparer la relève.

Cette politique porte aujourd’hui ses premiers fruits.

Elle permet au Mélax de voir émerger une génération de jeunes joueurs qui connaissent l’histoire du club, en portent les couleurs et, pour certains, appartiennent directement aux familles de ceux qui l’ont construite.

2026 : MÉLAX CHANGE DE DIMENSION

La campagne nationale de 2026 restera comme l’un des grands moments récents de l’histoire de l’ASC.

Aux phases nationales de l’ONCAV, le Mélax a d’abord éliminé Belfort de Ziguinchor sur le score de 2-1. Une victoire particulièrement significative face à une formation qui avait atteint les demi-finales lors des trois éditions précédentes.

En quarts de finale, l’équipe a confirmé en dominant Santassou 2-0, avec notamment un doublé de Mansour Gningue.

Puis est venu le grand rendez-vous : Mélax – Super Étoile.

Un derby 100 % kaolackois en demi-finale nationale.

Au terme d’une rencontre disputée, les deux formations se sont séparées sur le score de 1-1, avant que Super Étoile ne décroche sa qualification aux tirs au but.

La défaite n’efface en rien le parcours réalisé par le Mélax.

Au contraire, cette campagne a envoyé un message fort : le Mélax est désormais une équipe avec laquelle il faut compter.

UNE ÉQUIPE, UN QUARTIER, UNE FAMILLE

Ce qui frappe dans l’histoire du Mélax, c’est sa capacité à réunir plusieurs générations autour d’un même symbole.

Au stade, les anciens regardent jouer les jeunes.

Dans les tribunes, les pères retrouvent leurs souvenirs.

Sur le terrain, leurs enfants et leurs neveux écrivent une nouvelle page.

Dans les maisons de Passoire, les discussions continuent autour des matches, des joueurs, des souvenirs et de l’avenir.

C’est cette dimension familiale qui donne au Mélax une identité particulière.

Mélax n’est pas seulement une ASC. Mélax est une mémoire collective.

DES PIONNIERS AUX HÉRITIERS : LE FLAMBEAU EST TRANSMIS

L’histoire du Mélax ne peut pas être réduite à une simple liste de noms.

Elle est plutôt une chaîne humaine.

Une génération a posé les premières pierres.

Une autre a consolidé l’édifice.

Des dirigeants ont entretenu la flamme.

Des techniciens ont formé les jeunes.

Les supporters ont accompagné l’aventure.

Et aujourd’hui, une nouvelle génération entre sur le terrain avec, derrière elle, plusieurs décennies d’histoire.

Parmi les anciens, certains sont encore là pour raconter. D’autres nous ont quittés, mais leur souvenir demeure attaché au maillot.

Les noms changent. Les époques passent. Mais le maillot reste.

LE MÉLAX DE DEMAIN S’ÉCRIT AUJOURD’HUI

L’histoire n’est donc pas terminée.

Elle change simplement de chapitre.

La génération 2026 a démontré qu’elle possède le talent, la solidarité et l’ambition nécessaires pour installer durablement le Mélax parmi les grandes ASC du football kaolackois.

Il lui faudra désormais transformer cette dynamique en constance, poursuivre le travail de formation et surtout préserver ce qui fait la force du club : la solidarité entre les générations.

Car les anciens ont construit.

Les générations suivantes ont consolidé.

Les jeunes poursuivent.

Et demain, leurs propres enfants viendront peut-être à leur tour défendre les couleurs de Passoire.

C’est ainsi que naissent les grandes histoires.

Une génération passe le témoin à une autre.

Et à Passoire, le témoin du Mélax continue de circuler de main en main.

ASC MÉLAX : UNE HISTOIRE COMMENCÉE HIER, ÉCRITE AUJOURD’HUI ET DÉJÀ PROMISE À DEMAIN.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

chevron_left
chevron_right

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site