VILLE VERTE DE TIVAOUANE PEULH : LES 216 HECTARES AU CŒUR DES INTERROGATIONS FONCIÈRES Le projet de "Ville verte " à Tivaouane Peulh suscite aujourd’hui des interrogations autour de la gestion foncière et du devenir des occupants présents dans la zone concernée

Au centre des préoccupations figure une superficie de 216 hectares, dont l’aménagement serait lié à un projet de développement urbain. Des occupants et certains investisseurs affirment être confrontés à des difficultés concernant la sécurisation de leurs emprises et souhaitent obtenir des clarifications sur les décisions administratives prises dans cette zone.

Des occupants demandent des éclaircissements

Les principales interrogations portent sur les critères qui auraient été retenus pour déterminer les occupations susceptibles d’être maintenues et celles qui pourraient être concernées par une libération des emprises.

Pour les personnes concernées, il est important que les mêmes règles soient appliquées à tous et que chaque situation soit examinée à partir des documents administratifs et fonciers disponibles.

Parmi les dossiers évoqués figure celui du parc animalier Le Mbossé, implanté dans la zone du Lac Rose. Sa promotrice affirme avoir réalisé d’importants investissements pour développer cette activité, notamment dans le domaine de la préservation et de la valorisation de la biodiversité.

Elle indique avoir obtenu, au fil des années, différentes autorisations administratives et agréments liés à ses activités. Elle explique toutefois rencontrer des difficultés concernant la sécurisation foncière du site et souhaite aujourd’hui que sa situation soit examinée par les autorités compétentes.

Des documents à examiner

La promotrice affirme également avoir eu connaissance d’éléments fonciers faisant intervenir une société étrangère, notamment ORASCOM, et estime que ces éléments doivent être clarifiés au regard de la situation de son propre investissement.

Il convient cependant de préciser que ces affirmations relèvent du témoignage des personnes concernées et qu’elles nécessitent d’être vérifiées à partir des titres fonciers, autorisations, actes administratifs et autres documents officiels.

La question essentielle est donc de déterminer avec précision le statut juridique des différentes parcelles et la chronologie des actes administratifs intervenus sur cette zone.

Le dossier des 216 hectares au centre du débat

Les contestataires souhaitent également connaître les fondements juridiques ayant conduit aux différentes décisions concernant les 216 hectares.

Ils s’interrogent notamment sur le statut exact de la zone, les éventuelles procédures de déclaration d’utilité publique, les conditions d’aménagement ainsi que les modalités prévues pour les occupants et investisseurs déjà présents sur le site.

Ces questions relèvent de procédures techniques et administratives qui doivent pouvoir être vérifiées à travers les documents officiels délivrés par les services compétents.

Un enjeu qui dépasse le seul cas du parc animalier

Au-delà du dossier du parc animalier Le Mbossé, cette situation pose une question plus générale concernant la protection et la sécurisation des investissements privés lorsqu’une zone fait ultérieurement l’objet d’un projet d’aménagement.

Des investisseurs expliquent avoir consacré des moyens financiers importants à leurs activités et souhaitent disposer d’une visibilité sur le devenir de leurs projets.

L’enjeu concerne ainsi à la fois le foncier, l’urbanisme, l’investissement privé et la transparence administrative.

Les autorités invitées à apporter des réponses

Les personnes concernées souhaitent que les autorités compétentes puissent apporter des réponses précises sur le statut des 216 hectares, les procédures engagées et les conditions applicables aux différents occupants.

Elles sollicitent également un examen documenté de leurs dossiers afin que chaque situation puisse être appréciée sur la base des textes et des pièces administratives disponibles.

La Direction générale de la Planification et des Politiques urbaines (DGPU), les services administratifs concernés ainsi que la mairie de Tivaouane Peulh-Niaga sont notamment invités à apporter, chacun dans le cadre de ses compétences, les éclaircissements nécessaires.

Transparence, droit et équité

Le projet de « Ville verte » de Tivaouane Peulh se trouve ainsi au croisement de plusieurs enjeux : développement urbain, politique foncière, investissement privé et aménagement du territoire.

Il appartient désormais aux autorités compétentes de préciser le cadre juridique et administratif applicable aux 216 hectares et de communiquer, lorsque cela est possible, sur les différentes étapes de la procédure.

Pour les occupants et investisseurs concernés, l’objectif est avant tout d’obtenir des réponses officielles, vérifiables et équitables.

Dans un dossier foncier aussi sensible, seule l’examen des documents officiels permettra d’établir clairement les droits de chaque partie et d’éviter que les contestations ne donnent lieu à des interprétations ou accusations non étayées.

L’enjeu est donc de concilier la réalisation du projet d’aménagement avec le respect des procédures, la transparence administrative et la prise en compte des situations légalement établies.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

 

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