Élections territoriales de 2027 à Taïba Niassène : Abib Thiam s’impose dans le débat autour du développement local

À l’approche des prochaines élections locales prévues en 2027, le nom d’Abib Thiam revient de plus en plus dans les discussions à Taïba Niassène, dans le département de Nioro du Rip. Président du Collectif des Producteurs et Exportateurs de Graines d’Arachide du Sénégal (COPEGA), l’opérateur économique est présenté par ses soutiens locaux comme une personnalité bénéficiant d’une considération importante auprès d’une partie des populations.

Cette dynamique devra toutefois être appréciée à la lumière du contexte électoral et des candidatures qui seront officiellement déclarées. À ce stade, l’adhésion annoncée autour de sa personne relève de témoignages et de prises de position locales et ne constitue pas encore un résultat électoral.

Un parcours intimement lié à la filière arachidière

Abib Thiam s’est fait connaître dans le monde agricole sénégalais à travers son engagement dans la commercialisation et l’exportation des graines d’arachide. À la tête du COPEGA, il intervient depuis plusieurs années dans les débats portant sur la production, la commercialisation et les conditions de travail des opérateurs de la filière.

Dès la campagne 2015-2016, il intervenait publiquement comme président du COPEGA. Une publication de l’IPAR rapporte notamment qu’il avait annoncé, lors d’une réunion de bilan, l’exportation de près de 105 955 tonnes d’arachide en moins de onze semaines. Les opérateurs avaient également exprimé leur volonté de contribuer à la prochaine campagne de distribution de semences et d’intrants.

Plus récemment, Abib Thiam a continué de porter la voix des acteurs de la filière. En décembre 2025, lors d’un point de presse à Kaolack, il avait alerté sur les difficultés rencontrées pendant la campagne de commercialisation de l’arachide et appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures en faveur du monde rural.

Des actions au-delà de la commercialisation

L’activité d’Abib Thiam ne se limite pas aux questions commerciales. En juillet 2023, il avait mis à la disposition de producteurs du Saloum une importante quantité de semences de maïs hybride. L’opération, organisée en présence de techniciens agricoles, de partenaires et de populations de Taïba Niassène et des localités environnantes, était présentée comme un soutien à l’amélioration des rendements agricoles.

La même publication souligne également son implication dans la création d’activités économiques, notamment à travers la mobilisation d’une main-d’œuvre importante et l’ouverture d’opportunités génératrices de revenus pour des femmes et des jeunes.

Cette dimension économique constitue l’un des éléments régulièrement mis en avant par ses soutiens : faire de l’agriculture et de la filière arachidière non seulement un secteur de production, mais également un levier d’emploi et de revenus dans les territoires ruraux.

Un engagement revendiqué auprès du monde rural

Le rôle du COPEGA place naturellement Abib Thiam au contact des producteurs, des opérateurs économiques et des différents acteurs de la chaîne de valeur de l’arachide.

En 2025, il soulignait notamment que les exportateurs faisaient travailler plus de 62 000 personnes et avaient mobilisé près de 37 milliards de FCFA d’investissements, chiffres avancés par le président du COPEGA dans le contexte de la campagne de commercialisation.

Son positionnement lui permet ainsi d’intervenir régulièrement dans les discussions nationales sur l’avenir de la filière, notamment sur la commercialisation, l’exportation, le financement et la place des producteurs.

Solidarité, emplois et proximité avec les populations

À Taïba Niassène et dans le Saloum, ses soutiens mettent également en avant des actions à caractère social et solidaire. Ces initiatives touchent notamment les producteurs, les jeunes et les femmes et participent, selon eux, à l’image d’un opérateur économique qui cherche à maintenir un lien direct avec les populations de son terroir.

Pour ses partisans, cette proximité avec les réalités quotidiennes du monde rural constitue un élément important dans la réflexion sur le développement de la collectivité territoriale.

Un contexte politique qui a profondément changé

Mais entre-temps, le contexte politique sénégalais a évolué. Dans les territoires, une partie des citoyens affirme désormais vouloir regarder autrement les enjeux liés à la gestion des collectivités territoriales.

À Taïba Niassène comme ailleurs, des voix citoyennes estiment que les populations sont davantage conscientes des mécanismes politiques et qu’elles souhaitent désormais être au cœur des décisions concernant leur avenir.

Pour certains habitants et observateurs locaux, il ne serait plus question de laisser les considérations partisanes prendre systématiquement le dessus sur les préoccupations de développement.

Une conviction revient notamment dans les discours de certains acteurs : les collectivités territoriales devraient être confiées à des fils du terroir connaissant les réalités locales et capables de placer les intérêts de la communauté au-dessus des querelles de politique politicienne.

Cette vision fait de la prochaine échéance locale un moment particulièrement attendu.

2027, le rendez-vous de la responsabilité citoyenne

Dans cette lecture, les élections locales de 2027 pourraient constituer un véritable test pour les électeurs de Taïba Niassène.

Après des années durant lesquelles certains citoyens disent avoir été davantage spectateurs qu’acteurs de la vie publique locale, l’heure serait, selon eux, à une prise de responsabilité plus directe.

Le débat ne porterait donc plus uniquement sur les étiquettes politiques, les alliances ou les promesses électorales, mais sur les profils, les parcours, les réalisations, la proximité avec les populations et la capacité à gérer les ressources publiques avec transparence.

2027 pourrait ainsi être le baromètre d’une nouvelle maturité citoyenne : continuer dans les mêmes pratiques politiques ou ouvrir une nouvelle séquence fondée sur la gouvernance locale, la transparence, la responsabilité et la reddition des comptes.

Dans cette perspective, les populations revendiquent davantage le droit de décider elles-mêmes de leur destin local et d’évaluer les candidats sur leur parcours et leur capacité à répondre aux besoins du territoire.

Abib Thiam au cœur de ce nouveau débat ?

C’est dans ce contexte qu’Abib Thiam est aujourd’hui cité par ses soutiens comme l’un des profils susceptibles d’incarner cette nouvelle approche à Taïba Niassène.

Son parcours dans la filière arachidière, son expérience auprès des producteurs, les initiatives économiques et sociales qui lui sont attribuées ainsi que sa proximité avec le monde rural constituent les principaux arguments avancés par ceux qui souhaitent voir émerger une nouvelle génération d’acteurs du développement local.

Il appartiendra cependant aux électeurs de Taïba Niassène d’apprécier, le moment venu, les différents profils et projets qui leur seront proposés.

Car au-delà des discours, une élection locale reste d’abord le rendez-vous entre un territoire, des candidats et une population appelée à choisir librement son avenir.

Et les municipales précédentes ?

Sur les résultats électoraux antérieurs, la prudence reste nécessaire. Les données disponibles concernant les élections territoriales du 23 janvier 2022 à Taïba Niassène mentionnent notamment Mouhamadou Abib Niass à 36,86 %, Omar Absatou Niasse à 28,62 % et Mouhamadoul Habib Thiam à 25,06 %.

Ces résultats ne permettent pas, en l’état, d’attribuer avec certitude ces scores à Abib Thiam, président du COPEGA. Un procès-verbal ou une source officielle précisant sa candidature lors d’un précédent scrutin serait nécessaire pour établir son bilan électoral personnel.

Une chose demeure : à l’approche de 2027, le débat local semble progressivement se déplacer de la seule logique des appareils politiques vers la question du profil, du bilan, de la proximité et de la gouvernance.

À Taïba Niassène, les prochains mois permettront de mesurer si cette aspiration citoyenne se traduira effectivement dans les urnes.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

chevron_left
chevron_right

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site