Kaolack en pleine mutation : Khalidou dit Mbaye Sokoma propose une gouvernance au plus près des 45 quartiers

Professeur de l’enseignement secondaire, ancien responsable dans l’administration publique et acteur engagé dans la vie politique et citoyenne à Kaolack, Khalidou Sokoma apporte une nouvelle contribution au débat sur l’avenir de la capitale du Saloum. Face à l’évolution démographique et à l’extension continue de la ville, il plaide pour une réflexion approfondie sur une nouvelle organisation territoriale de proximité, avec notamment la création d’au moins quatre communes d’arrondissement.

À Kaolack, la question de l’organisation de l’espace urbain revient au centre des réflexions sur le développement local. La ville, structurée autour de 45 quartiers et confrontée à des besoins croissants en matière de services publics, d’infrastructures, d’assainissement, de mobilité et d’équipements collectifs, doit, selon Khalidou dit Mbaye Sokoma, adapter ses mécanismes de gouvernance aux nouvelles réalités urbaines.

C’est dans cette perspective que le jeune cadre et citoyen kaolackois propose d’ouvrir le débat sur une nouvelle organisation de proximité de la commune. Son idée consiste à étudier la possibilité de mettre en place au moins quatre communes d’arrondissement, permettant de rapprocher davantage la gestion publique des populations.

Une proposition inscrite dans la logique de la décentralisation

La réflexion de Khalidou dit Mbaye Sokoma s’inscrit dans la logique de la décentralisation et du renforcement de la gouvernance locale de proximité. Il ne s’agirait pas simplement de modifier les limites administratives de la ville, mais de réfléchir à une organisation capable de mieux répondre aux réalités des différents territoires.

La création éventuelle de communes d’arrondissement devrait ainsi reposer sur des critères objectifs : évolution démographique, superficie, infrastructures, bassins de vie, activités économiques, ressources fiscales, accessibilité des services et capacités administratives.

Une telle réforme nécessiterait naturellement une étude approfondie et une large concertation avec les populations, les élus locaux, les acteurs économiques, les organisations communautaires et les différents services concernés.

Rapprocher les services des quartiers

Pour Khalidou dit Mbaye Sokoma, l’un des principaux intérêts d’une organisation de proximité serait de donner aux quartiers des interlocuteurs institutionnels plus proches.

Dans une ville en pleine expansion, les préoccupations quotidiennes sont nombreuses : voirie, éclairage public, assainissement, salubrité, marchés, espaces publics, équipements sportifs, état civil ou encore entretien des infrastructures.

Des structures municipales de proximité pourraient permettre une meilleure identification des besoins et une remontée plus rapide des préoccupations des habitants vers les autorités.

Quels avantages pour les populations ?

Pour les populations, une telle organisation pourrait favoriser un meilleur accès aux services publics locaux et une plus grande proximité avec les responsables chargés de la gestion de leur territoire.

Elle pourrait également contribuer à une meilleure répartition des investissements entre les différents quartiers, en permettant d’identifier plus précisément les priorités de chaque zone.

La proximité pourrait enfin encourager davantage la participation citoyenne, en donnant aux habitants davantage d’occasions de faire entendre leurs préoccupations et de prendre part aux réflexions concernant le développement de leur cadre de vie.

Une opportunité de renforcer l’efficacité municipale

Du côté de la municipalité, la création de communes d’arrondissement pourrait constituer un outil supplémentaire de planification et de gestion d’une agglomération en croissance.

La municipalité centrale pourrait davantage se consacrer aux grandes orientations, à la planification urbaine, à la coordination des politiques publiques et aux projets structurants, tandis que les structures de proximité pourraient prendre en charge certaines problématiques directement liées à la vie quotidienne des habitants.

Cette organisation pourrait également permettre une meilleure connaissance des besoins quartier par quartier et une programmation plus ciblée des investissements.

Le parcours d’un acteur engagé dans la vie de Kaolack

La proposition de Khalidou dit Mbaye Sokoma intervient dans la continuité de son parcours professionnel et de son engagement public. Professeur de l’enseignement secondaire, il a également occupé des responsabilités dans l’administration publique, notamment à la tête du Centre national de Formation et d’Action.

Acteur de la vie politique et citoyenne à Kaolack, il est également associé au mouvement And Defar Sunu Rew, à travers lequel il intervient sur différentes questions liées au développement de la ville, à la jeunesse, au sport et aux infrastructures.

Son expérience dans l’enseignement, son passage dans l’administration et son engagement dans la vie publique nourrissent aujourd’hui ses réflexions sur la gouvernance territoriale et l’avenir de Kaolack.

Ouvrir un débat sur l’avenir de Kaolack

Avec cette proposition, Khalidou dot Mbaye Sokoma souhaite surtout susciter une réflexion collective sur l’avenir administratif et territorial de la ville.

La création d’au moins quatre communes d’arrondissement reste une piste de réflexion qui devrait être étudiée à la lumière des réalités démographiques, économiques, financières et sociales de Kaolack. Elle devrait également faire l’objet d’un débat public permettant aux populations et aux différents acteurs locaux de se prononcer sur ses avantages, ses contraintes et ses conditions de mise en œuvre.

Au-delà de la réforme institutionnelle, l’objectif est de renforcer la proximité entre les citoyens et l’administration locale, d’améliorer la prise en charge des préoccupations des quartiers et de favoriser une gouvernance davantage adaptée à une ville en pleine mutation.

À travers cette contribution, Khalidou dit Mbaye Sokoma remet ainsi la question de la proximité au cœur du débat sur le développement de Kaolack, avec une conviction : l’évolution d’une ville doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion sur les moyens de mieux organiser son territoire et de rapprocher la décision publique des citoyens.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication – Kaolack

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