Une décision qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la 49e promotion de l’École nationale de police. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, 86 agents auraient été licenciés après avoir effectué près de deux années de formation sans percevoir de salaire.
La situation de plusieurs agents de la 49e promotion de l’École nationale de police fait aujourd’hui débat. Après deux années de formation, 86 agents auraient été informés de leur licenciement, alors qu’ils affirment avoir traversé toute cette période sans rémunération.
D’après les éléments rapportés par la presse, le motif avancé pour justifier ces départs serait lié à une insuffisance de résultats ou de notes durant la formation. Une explication que les agents concernés contesteraient, soulevant notamment des interrogations sur leur parcours au sein de l’établissement et sur les conditions dans lesquelles leur formation s’est déroulée.
Cette situation intervient quelques mois seulement après la sortie officielle de la 49e promotion. Le 12 mai 2026, l’École nationale de police avait présenté 261 diplômés appelés à intégrer les rangs de la fonction publique policière. La promotion était composée de 27 commissaires, 73 officiers et 161 sous-officiers.
Lors de cette cérémonie, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, avait insisté sur la dimension exigeante du métier de policier, présenté comme un véritable sacerdoce et une lourde responsabilité au service de la nation.
Pour les agents concernés par les licenciements, l’épreuve est d’autant plus difficile qu’ils disent avoir consacré près de deux années à leur formation dans des conditions financières particulièrement compliquées. Certains témoignages évoquent également les conséquences de cette longue période sans salaire sur les familles.
Au-delà du cas des 86 agents, cette affaire soulève désormais plusieurs questions sur les critères d’évaluation, le déroulement de la formation et les conditions d’intégration des différentes catégories d’agents formés par l’École nationale de police.
Les personnes concernées devraient chercher à obtenir des explications précises sur les motifs de leur licenciement et sur les procédures ayant conduit à cette décision.
Mamadou Camara-Journaliste
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