Cité Fayçal à Dakar : les occupants montent au créneau et défendent leurs droits face à la remise en cause de leurs baux

Dakar – Le dossier de la Cité Fayçal connaît un nouveau rebondissement. Les occupants de cette cité sont de nouveau au cœur de l’actualité après les déclarations de l’ancien directeur général Yaya Abdoul Kane devant la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion du patrimoine bâti de l’État.

En affirmant que les baux de la Cité Fayçal ne seraient pas valables, l’ancien responsable a ravivé une controverse que les résidents considéraient pourtant comme déjà tranchée par la justice.

Face à cette prise de position, le collectif des occupants affiche sa détermination. Ses membres invoquent la décision de la Chambre administrative de la Cour suprême, qui a reconnu, selon eux, la nature emphytéotique de leurs contrats. Ils estiment ainsi que leurs droits ne peuvent être remis en cause sans tenir compte de cette décision judiciaire.

Le différend remonte aux démarches entreprises par la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) pour obtenir la résiliation des baux et récupérer les logements concernés. Les occupants, parmi lesquels figurent plusieurs anciens hauts fonctionnaires, avaient contesté ces mesures, estimant que leurs contrats leur conféraient des droits légitimes sur les habitations.

Le 9 juillet 2026, la Cour suprême a annulé les résiliations de baux contestées par les résidents, constituant une victoire judiciaire majeure pour ces derniers.

Toutefois, les récentes auditions parlementaires montrent que le dossier demeure au centre des débats sur la gestion du patrimoine immobilier public, la régularité des attributions et la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État.

Au-delà du cas de la Cité Fayçal, cette affaire soulève une question essentielle : comment concilier la préservation du patrimoine immobilier de l’État avec le respect des décisions de justice et des droits reconnus aux occupants ?

Pour les résidents, l’enjeu est désormais de faire respecter la décision judiciaire qu’ils invoquent et de préserver la stabilité de leur situation.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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