Thiès – Les volontaires de la consommation de la région de Thiès montent au créneau pour réclamer le paiement de leurs arriérés de pécule. Au nombre de 1 000, ces agents dénoncent des retards de rémunération qui plongent plusieurs d’entre eux dans une situation financière particulièrement difficile.
Selon leur responsable régional, Mamadou Traoré, les difficultés de paiement persistent depuis le renouvellement de leurs contrats en juillet 2026. Après avoir reçu un premier versement à la suite de ce renouvellement, les volontaires affirment ne plus percevoir régulièrement leur rémunération.
Certains agents accusent ainsi trois mois d’arriérés, tandis que d’autres attendent jusqu’à quatre mois de paiement. Face à cette situation, les représentants des volontaires ont saisi leur coordonnateur national afin d’obtenir des éclaircissements.
D’après Mamadou Traoré, ce dernier leur aurait expliqué que le règlement des pécules pourrait être reporté jusqu’en janvier, en raison de la nécessité de faire voter un budget rectificatif par l’Assemblée nationale. Une annonce qui suscite de nombreuses inquiétudes chez les agents, toujours dans l’attente d’une solution concrète.
Au-delà des retards de paiement, les volontaires alertent sur les conséquences sociales de cette situation. Plusieurs d’entre eux sont des chefs de famille qui dépendent entièrement de cette rémunération pour assurer leurs dépenses quotidiennes, notamment l’alimentation, la scolarité des enfants et les soins médicaux.
Autre sujet de préoccupation : la baisse du montant mensuel du pécule. Celui-ci est passé de 105 000 à 100 000 FCFA, selon le responsable régional. Après déduction des frais de paiement, les agents ne percevraient effectivement qu’environ 99 900 FCFA.
Face à l’accumulation des retards et à la précarité grandissante de certains de leurs collègues, les volontaires de la consommation de Thiès lancent un appel aux autorités compétentes. Ils demandent le règlement rapide de leurs arriérés et une meilleure prise en charge de leurs préoccupations afin de pouvoir poursuivre leurs missions dans des conditions dignes.
Mamadou Camara, Journaliste Camou #Communication#
*Camara Communication*
Kaolack
