Italie – La contestation sociale prend de l’ampleur en Italie. Depuis le 17 octobre 2026, des milliers de jeunes, d’étudiants et de travailleurs descendent dans les rues pour dénoncer la hausse du coût de la vie, les difficultés du système éducatif et les choix économiques du gouvernement de Giorgia Meloni.
Ce vendredi 30 octobre, des manifestations sont organisées dans plus de 50 villes italiennes, notamment à Rome, Milan, Turin, Bologne, Florence, Naples et Palerme. À ces mobilisations s’ajoute une grève générale lancée par l’Union syndicale de base (USB).
Les manifestants dénoncent notamment l’augmentation des dépenses militaires, la précarité économique, la baisse des financements consacrés à l’éducation ainsi que les difficultés rencontrées par les jeunes pour accéder au logement et à l’emploi.
À Milan, près de 35 000 personnes auraient participé au rassemblement avant 13 heures, selon les médias italiens. À Turin, les organisateurs et les observateurs font également état d’une forte mobilisation, avec environ 30 000 manifestants.
La jeunesse italienne se distingue par des slogans et des symboles qui traduisent son mécontentement. Parmi les messages scandés dans les cortèges figure notamment : « Déposez les armes, augmentez les salaires ».
Une mobilisation qui rappelle celle de la France
Cette vague de contestation présente plusieurs similitudes avec les mouvements sociaux observés récemment en France. Le 16 octobre, à l’occasion du « No Meloni Day », des milliers de personnes avaient déjà manifesté contre la politique du gouvernement italien.
Dès le 17 octobre, le mouvement « Italia in piazza » avait appelé à une mobilisation nationale, en s’inspirant notamment des initiatives lancées par la jeunesse française.
Les manifestations des 17 et 18 octobre ont rassemblé d’importantes foules, particulièrement à Rome, où plus de 100 000 personnes auraient participé aux rassemblements selon les chiffres rapportés dans l’article. Des affrontements avec les forces de l’ordre et des actes de vandalisme ont également été signalés.
Le gouvernement sous pression
Face à la persistance de la contestation, le gouvernement de Giorgia Meloni tente d’apporter des réponses économiques et sociales. Le 22 octobre, il a notamment annoncé un plan d’aide de 175,2 millions d’euros destiné aux transporteurs routiers, aux agriculteurs et aux pêcheurs, confrontés à la hausse des prix des carburants.
Le projet de budget 2027 prévoit également plusieurs mesures en faveur des jeunes et des familles, dont une prime annuelle de 2 500 euros destinée aux travailleurs de moins de 30 ans.
Malgré ces annonces, la mobilisation se poursuit. Entre pouvoir d’achat, emploi, éducation et perspectives d’avenir, la jeunesse italienne entend faire entendre sa voix et réclame des réponses concrètes aux difficultés qu’elle traverse.
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
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