*Kaolack-Opérations de désencombrement : Mention spéciale aux agents du cadre de vie de Kaolack * Des filles et jeunes qui méritants des encouragements

Kaolack : les héros silencieux du cadre de vie face à la canicule

 

Sous la direction de Bouna Ngom, ces jeunes agents bravent la chaleur pour un environnement plus sain et méritent un meilleur accompagnement

 

Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication

 

Depuis le lancement de l’opération de désencombrement à Kaolack, une catégorie d’acteurs œuvre sans relâche sur le terrain : les agents du cadre de vie.

Souvent méconnus du grand public, ces hommes et femmes accomplissent, sous un soleil de plomb, un travail essentiel pour redonner à la ville son éclat et son ordre.

 

Sur le terrain, ils sont bien organisés. Devant, un homme du nom de Bouna Ngom dirige les opérations avec calme et autorité, en privilégiant toujours la sensibilisation et le dialogue. Derrière lui, des jeunes filles et garçons courageux, transpirant sous la chaleur accablante, poursuivent la mission avec détermination.

Ils vont à la rencontre de toutes les catégories de la population : détenteurs de commerces, restaurateurs, mécaniciens, menuisiers, tapissiers, ébénistes, réparateurs de motos, et même propriétaires de véhicules en panne exposés sur la voie publique. À chacun, ils expliquent avec respect et pédagogie les raisons de l’opération et les mesures à suivre avant de remettre les sommations.

 

Leur attitude force le respect : politesse, discipline, esprit d’équipe et sens du devoir. Malgré des conditions de travail souvent difficiles — chaleur, fatigue, manque d’équipements —, ils restent motivés et fiers de servir leur pays à travers leur mission de salubrité et d’embellissement urbain.

 

Ces agents du cadre de vie abattent un travail colossal et jouent un rôle central dans la réussite de l’opération.

Mais au-delà de la rigueur et de la passion qui les animent, se posent plusieurs questions légitimes : sont-ils bien rémunérés ? disposent-ils d’un statut clair ? bénéficient-ils d’une protection sociale digne ?

 

L’État et le ministère de tutelle doivent aujourd’hui encourager davantage ces filles et braves jeunes. Leur engagement quotidien mérite un accompagnement à la hauteur de leurs sacrifices : amélioration des salaires, dotation en matériel adéquat, formation continue et reconnaissance officielle de leur statut.

 

Car derrière chaque rue désencombrée, chaque espace assaini, il y a ces soldats du cadre de vie, qui, dans la discrétion et la chaleur, bâtissent un Kaolack plus propre, plus ordonné et plus humain.

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