Kaolack — Assainissement & Environnement
Calvaire des riverains de Médina Baye et Thioffack
Les populations de Médina Baye et de Thioffack vivent un véritable cauchemar environnemental. Depuis plusieurs mois — bien avant même le Maouloud — les eaux usées issues des égouts ont complètement envahi la route reliant les deux quartiers. Elles s’infiltrent désormais dans certains commerces et habitations, transformant la zone en un lieu insalubre et dangereux.
Les riverains, désemparés, ne savent plus à quel saint se vouer. Sur plus d’un kilomètre, la chaussée est submergée par ces eaux nauséabondes. Automobilistes, charretiers et conducteurs de motos Jakarta peinent à circuler, contraints d’emprunter des détours hasardeux. Ces déviations provoquent fréquemment des embouteillages monstres, et parfois même des accrochages entre véhicules et charrettes, mettant en danger les passants.
Au-delà des désagréments matériels, c’est un véritable problème de santé publique qui se pose : les eaux stagnantes favorisent la prolifération de moustiques et d’infections, tandis que l’accès à certaines mosquées devient difficile pour les fidèles.
Les habitants interpellent une fois de plus l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), l’État, les autorités administratives et locales afin qu’une solution urgente soit trouvée. Médina Baye, cité religieuse de renommée mondiale qui accueille quotidiennement des fidèles venus des quatre coins du globe, mérite un cadre de vie propre et digne de son statut.
Il faut rappeler qu’à une époque, des fils de Médina Baye et de Thioffack avaient uni leurs moyens humains et matériels pour assainir la zone. Mais depuis quelque temps, la situation ne cesse de se détériorer, au grand désarroi des populations.
Témoignages
Automobilistes, commerçants et charretiers expriment leur colère. Beaucoup dénoncent le manque de réactivité des services concernés et craignent que la situation ne s’aggrave davantage avec les prochaines pluies. « Nous vivons dans une insécurité sanitaire permanente », déplore un commerçant du quartier.
Par Mamadou Camara
Journaliste – Camou Communication
