USSEIN – Les étudiants de l’UFR SAEPAN menacent de durcir le ton : “Pas de bourses, pas de cours !”
Ils interpellent le Président Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre Daouda Ngom
Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication
Ce jeudi 30 octobre 2025, les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) ont tenu un point de presse pour exiger le paiement immédiat de leurs bourses, restées impayées depuis plusieurs mois. Réunis au sein de l’UFR Sciences Agronomiques, Élevage, Pêche-Aquaculture et Nutrition (SAEPAN), ils dénoncent avec vigueur ce qu’ils qualifient d’« injustice et d’abandon total » de la part des autorités universitaires.

> « Nous sommes très en colère. Les bourses dépassent 500 000 francs, sans tickets de restauration ni prise en charge médicale. Nous avons saisi le CROUS et lancé un appel au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko et au ministre Daouda Ngom pour qu’ils règlent ce problème dans les plus brefs délais », a déclaré Aïssatou Diallo, étudiante en Licence 2 à l’UFR SAEPAN.
Les étudiants pointent du doigt la Direction des bourses, le Rectorat et le CROUS, accusés de négligence et d’indifférence face à une situation devenue intenable.
> « Sans bourse, pas de ticket de restauration, pas de soins médicaux, pas de transport. La situation dans les campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine est déplorable », a ajouté la porte-parole, soutenue par Ousmane Niang, étudiant et membre du bureau de l’Amicale.

Selon eux, la Direction des bourses avait promis un règlement « sous forme de moratoire », mais rien n’a été fait jusqu’ici. Ils exigent désormais le paiement intégral des bourses et des rappels de la promotion 5, ainsi que la dotation en matériel pour les étudiants en mémoire, qui peinent à avancer dans leurs travaux faute de ressources.
> « Nous ne resterons pas silencieux. Si rien n’est fait, nous passerons à la vitesse supérieure. Pas de bourse, pas de cours », ont averti les représentants des trois campus.
Dans une ambiance tendue, les étudiants affirment être prêts à poursuivre leur plan d’action avec une cessation totale des activités pédagogiques, y compris les Journées Scientifiques et Techniques (JST), pour 24 heures renouvelables.
Ils concluent en appelant à la responsabilité du gouvernement et à une solution urgente pour préserver la paix sociale au sein de l’université.
